Photo d'archives du bureau présidentiel de la Corée du Sud, Cheong Wa Dae, ou la Maison Bleue, à Séoul, en Corée du Sud. /VCG

La Corée du Sud n’a pas encore décidé de déployer ou non des troupes dans le détroit d’Ormuz et les plans sont en cours d’examen, a annoncé vendredi le bureau présidentiel.

Le bureau présidentiel a déclaré que le gouvernement suivait les procédures nécessaires pour examiner un éventuel déploiement et n’avait pas pris de décision finale.

« La Corée du Sud pourrait envisager d’apporter une contribution à la situation dans le détroit d’Ormuz tant que cela ne compromet pas son état de préparation militaire », a indiqué le bureau.

Plusieurs médias sud-coréens ont rapporté plus tôt vendredi que l’armée se préparait à un éventuel déploiement sur la voie navigable stratégique.

Selon la loi sud-coréenne, un déploiement de troupes à l’étranger nécessite une décision du Conseil de sécurité nationale, une délibération du cabinet et l’approbation de l’Assemblée nationale. La proposition pourrait être soumise au Parlement dès ce mois-ci, selon les informations.

Les rapports suggèrent que cette décision pourrait représenter un changement par rapport à la position précédente du gouvernement selon laquelle il n’envisagerait d’envoyer des troupes dans le détroit d’Ormuz qu’après la fin des hostilités entre les États-Unis et l’Iran.

Le gouvernement pourrait avoir intensifié ses préparatifs sous la pression continue du président américain Donald Trump, ont rapporté les médias sud-coréens.

La chaîne de télévision sud-coréenne SBS, citant une source du ministère de la Défense, a rapporté que le déploiement prévu pourrait inclure un avion de patrouille maritime, une équipe de neutralisation des explosifs et munitions et un navire de soutien logistique naval.

Un haut responsable militaire sud-coréen aurait également déclaré que Séoul se coordonnait avec les pays concernés sur d’éventuels lieux d’escale et bases opérationnelles.