Le navire de recherche polaire chinois Xuelong navigue à travers une glace flottante dense, décembre 2025. /CMG

L’Administration météorologique de Chine (CMA) a publié mercredi son rapport annuel sur le changement climatique polaire (2025), avertissant que l’Arctique a continué de se réchauffer sensiblement en 2025 et que les régions polaires sont confrontées à des événements extrêmes de plus en plus anormaux.

Selon le rapport, l’Arctique a enregistré une température moyenne annuelle de l’air de moins 6,40 degrés Celsius en 2025, soit 1,14 degrés Celsius au-dessus de la moyenne à long terme, avec un réchauffement particulièrement prononcé en hiver et en automne. La mer de Barents et ses environs ont été identifiés comme des points chauds majeurs de réchauffement, tandis que les températures de surface de la mer dans l’océan Arctique étaient généralement supérieures à la normale, atteignant le deuxième niveau le plus élevé jamais enregistré en août.

Un signal clé mis en évidence dans l’évaluation est le déclin de la glace de mer dans l’Arctique. La surveillance montre que l’étendue annuelle moyenne de la glace de mer dans l’Arctique est tombée à son niveau le plus bas depuis le début des observations par satellite en 1979, et que l’étendue annuelle maximale de la glace de mer a également atteint son plus bas niveau depuis 47 ans.

En Antarctique, la température moyenne annuelle était de moins 31,29 degrés Celsius, soit 0,55 degrés Celsius au-dessus de la normale, avec des différences saisonnières notables. La glace de mer de l’Antarctique est restée à un niveau relativement bas, les étendues annuelles moyennes, minimales et maximales se classant toutes parmi les trois valeurs les plus basses depuis 1979.

Le rapport note également des changements divergents dans la couche d’ozone : le trou d’ozone dans l’Antarctique s’est atténué et s’est refermé environ trois semaines plus tôt que d’habitude, tandis que l’ozone dans l’Arctique a fortement diminué en mars par rapport à la même période en 2024.

La CMA s’est engagée à renforcer davantage la surveillance et l’évaluation des régions polaires et à approfondir la coopération internationale pour lutter contre le changement climatique.