Le président français Emmanuel Macron arrive dans la cour de l'hôtel des invalides à Paris, 5 septembre 2025. / VCG

Le président français Emmanuel Macron cherche son cinquième Premier ministre en moins de deux ans après que les partis d’opposition United pour lancer le Premier ministre central-droit François Bayrou pour ses plans impopulaires pour le resserrement du budget.

Bayrou, a remis une défaite de 364-194 lors d’un vote de confiance parlementaire lundi, remettra officiellement sa démission à Macron mardi.

Celui que Macron choisit pour lui succéder affrontera la tâche presque impossible d’union le Parlement et de trouver des moyens d’adopter un budget pour l’année prochaine.

Le nom du ministre de la Défense, Sebastien Lecornu, faisait partie de ceux qui circulaient, avec d’autres options étant de choisir quelqu’un du centre-gauche ou d’un technocrate.

Il n’y a pas de règles régissant que Macron devrait choisir, ni à quelle vitesse. Macron, 47 ans et en fonction depuis 2017, nommera son nouveau Premier ministre dans les prochains jours, a annoncé lundi son bureau.

Les socialistes étaient parmi ceux qui disaient que c’était à leur tour de gouverner. « J’aimerais que ce soit la gauche, les Verts. Nous devons revendiquer le pouvoir », a déclaré le chef du Parti socialiste Olivier Faure à France Inter Radio.

Le rallye national d’extrême droite a quant à lui répété son appel à une élection parlementaire ou présidentielle enclenchée – les deux de Macron a jusqu’à présent exclu. L’année dernière, la décision du président d’appeler une élection parlementaire à un snap n’a abouti à un parlement plus fragmenté.

La réaction du marché a été relativement muet en début de négociation mardi, avec un émotion de Bayrou étant déjà largement évalué. Le prochain test sera la décision de Fitch sur la note souverain de France vendredi.

Le pays se prépare également pour les manifestations antigouvernementales « bloquons tout » mercredi, qui se sont multipliés sur les réseaux sociaux. L’absence de leadership centralisé parmi les manifestants signifie qu’il est difficile d’évaluer la taille ou la perturbation de celles-ci.

« Maintenant que le changement du Premier ministre est un accord conclu, ils doivent se débarrasser de ce qui est plus haut – c’est un message pour Macron », a déclaré le manifestant de 61 ans, Alain Petit, dans une soi-disant « boisson d’adieu » pour Bayrou organisée à Clermont-Ferrand, dans le centre de la France, lundi tard.

D’autres « boissons d’adieu » pour Bayrou ont été organisées devant les hôtel de ville à travers le pays, avec des gens qui disaient qu’ils se préparaient pour les manifestations de mercredi.

Les syndicats ont annoncé une journée de grèves et de manifestations le 18 septembre.