Le Koweït a convoqué mercredi le chargé d’affaires iranien, expulsé deux diplomates iraniens et réduit la taille de la mission diplomatique iranienne dans le pays, réitérant que son territoire et son espace aérien n’étaient utilisés pour attaquer « aucun pays ».
Dans un communiqué publié sur la plateforme de médias sociaux X, le ministère koweïtien des Affaires étrangères a déclaré que le vice-ministre des Affaires étrangères Hamad Sulaiman Al-Mashaan avait remis une note de protestation officielle à Hamid Yaqoubi Far, chargé d’affaires de l’ambassade iranienne au Koweït, contre les attaques en cours.
Le ministère a indiqué que le Koweït avait déclaré persona non grata deux membres de la mission diplomatique iranienne et leur avait ordonné de quitter le pays dans les 24 heures.
Al-Mashaan a déclaré que cette décision avait été prise en réponse à ce qu’il a qualifié d’attaques « continues et flagrantes » impliquant des missiles balistiques et des drones, qui, selon lui, violaient la souveraineté et l’intégrité territoriale du Koweït, ainsi que le droit international et les résolutions pertinentes de l’ONU.
Réitérant la position du Koweït, Al-Mashaan a déclaré que le pays « rejette catégoriquement » l’utilisation de son territoire ou de son espace aérien pour des actes hostiles contre un État.
Le vice-ministre a également démenti les affirmations iraniennes selon lesquelles les États-Unis auraient lancé des frappes depuis le Koweït. Il a déclaré que les allégations iraniennes contre le Koweït sont « sans fondement » et que de telles affirmations ne peuvent justifier des attaques contre le territoire koweïtien ou des installations civiles.
Cette évolution est intervenue quelques heures après que les autorités koweïtiennes ont signalé de nouvelles attaques de missiles et de drones iraniens visant des installations civiles et stratégiques, notamment l’aéroport international du Koweït.
Selon le ministère koweïtien des Affaires étrangères, les attaques ont tué une personne, blessé des dizaines de civils et endommagé des infrastructures clés ainsi que des locaux diplomatiques.
