Des foules massives sont attendues lundi pour le cortège funèbre du défunt guide suprême iranien Ali Khamenei à Téhéran.
Après avoir été exposé pendant deux jours dans le complexe religieux de la Grande Mosalla à Téhéran, Khamenei sera traversé la ville pendant 10 à 12 heures à partir de 6h00 (02h30 GMT), ont indiqué les organisateurs.
Trois fils du défunt dirigeant ont prié dimanche à côté de son cercueil et de ceux de quatre autres membres de sa famille, mais Mojtaba, le fils qui lui a succédé à la tête de l’Iran, n’est pas apparu.
La télévision d’État a montré Mostafa, Meysam et Masoud Khamenei en train de prier derrière les cercueils. Leur père, ainsi que plusieurs autres membres de la famille, ont été tués dans une frappe aérienne lorsque les États-Unis et Israël ont lancé des attaques contre l’Iran le 28 février.
Des foules d’Iraniens, dont beaucoup pleuraient et certains se frappaient la poitrine, se sont rassemblées autour de la Mosalla, y compris pendant la nuit. Le réseau ferroviaire iranien du métro a déclaré avoir enregistré 7 millions de déplacements entre samedi soir et dimanche matin alors que les gens affluaient vers le centre.
Après la procession massive dans le centre de Téhéran lundi, les restes seront transportés vers la ville séminaire de Qom, centre de la hiérarchie chiite iranienne, pour les cérémonies de mardi.

Le conflit plus large au Moyen-Orient, qui a causé de nombreuses morts et destructions dans toute la région, reste en pause en raison d’un cessez-le-feu fragile et d’un premier accord conclu avec les États-Unis.
Le président américain Donald Trump a déclaré au site d’information Axios que les pourparlers de paix avaient été suspendus pendant une semaine pour tenir compte des événements entourant les funérailles.
Pendant ce temps, les négociateurs iraniens ont réitéré que le passage en toute sécurité par le détroit d’Ormuz ne serait autorisé que via les routes désignées par Téhéran. L’Iran cherche également à imposer des frais de transit aux navires empruntant cette voie navigable stratégique.
Les données publiées dimanche par le Joint Maritime Information Center, dirigé par les États-Unis, ont montré qu’un total de 70 navires commerciaux ont transité par le détroit d’Ormuz entre le 2 et le 4 juillet, ce qui est nettement inférieur à la moyenne quotidienne d’avant le conflit, qui était de 138 navires.
Par ailleurs, la ministre israélienne des Transports, Miri Regev, a déclaré dimanche à la radio militaire qu’Israël avait déployé une batterie de défense aérienne Iron Dome aux Émirats arabes unis au début du conflit américano-israélien-iranien. Regev est le premier responsable israélien à confirmer publiquement le déploiement du système de défense antimissile aux Émirats arabes unis, bien que les responsables américains aient déjà reconnu cette décision.
Au sud du Liban, l’armée israélienne a annoncé dimanche avoir mené une frappe aérienne visant une cellule militante du Hezbollah. Selon l’armée, les activités des militants constituaient une menace pour les forces israéliennes, ce qui a motivé cette frappe.
L’incident s’est produit malgré un accord-cadre récemment conclu entre le Liban et Israël visant à mettre fin aux hostilités le long de leur frontière commune.
(Avec la contribution des agences)
