Des experts appellent à une réforme de la gouvernance des droits de l'homme lors d'une réunion de l'ONU

Un événement parallèle à la 62e session du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies a lieu à Genève, en Suisse, le 16 juin 2026. /CGTN

Lors d’une réunion des Nations Unies à Genève, des responsables, des universitaires et des représentants de la société civile ont appelé à réformer le système mondial de gouvernance des droits de l’homme et à améliorer son efficacité, soulignant la nécessité de renforcer la coopération, de réduire la politisation et de garantir une meilleure intégration des droits de l’homme dans la gouvernance mondiale grâce à des approches axées sur le développement.

L’appel a été lancé le 16 juin lors d’un événement parallèle à la 62e session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Intitulé « Les droits de l’homme dans la gouvernance mondiale », l’événement a été co-organisé par l’Association des Nations Unies de Chine (UNA-Chine) et la Mission permanente de la Chine auprès des Nations Unies à Genève, réunissant environ 50 participants issus de gouvernements, d’organisations internationales et du monde universitaire.

Les intervenants ont averti que les conflits géopolitiques, le développement mondial inégal et les défis technologiques émergents pèsent sur le système international des droits de l’homme, rendant la coopération à la fois plus urgente et plus difficile.

Les participants ont convenu que les pays devraient suivre des voies de développement des droits de l’homme adaptées à leurs propres conditions et rejeter les modèles uniformes. Ils ont également mis en garde contre la politisation et l’instrumentalisation des droits de l’homme et ont appelé à la solidarité plutôt qu’à la division.

Le livre blanc récemment publié intitulé « Une gouvernance mondiale plus juste et équitable : principes, propositions et actions de la Chine » a été discuté lors de la réunion. Les délégués ont souligné la vision chinoise des droits de l’homme fondés sur le développement, en mettant l’accent sur la mise en œuvre de plans d’action nationaux et la coopération internationale.

Les participants ont également souligné l’importance de l’Initiative sur la gouvernance mondiale, la décrivant comme un cadre pour faire progresser la réforme de la gouvernance mondiale des droits de l’homme. Ils ont appelé à mettre davantage l’accent sur la mise en œuvre, l’efficacité et les résultats pratiques qui améliorent les moyens de subsistance et le développement des populations.

Ils ont souligné que la gouvernance mondiale des droits de l’homme devrait être fondée sur des consultations approfondies, des contributions conjointes et des bénéfices partagés, tout en augmentant la représentation et la voix des pays en développement. Ils ont également appelé à davantage d’échanges, d’apprentissage mutuel et de renforcement des capacités dans les pays en développement afin d’améliorer l’efficacité de la coopération internationale.

Les participants ont en outre exhorté le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies à revenir à son mandat fondateur consistant à promouvoir et à protéger les droits de l’homme, à défendre l’universalité, l’impartialité et la non-sélectivité, et à servir de plate-forme de dialogue et de coopération plutôt que de confrontation géopolitique.