Vue générale de la marque de la Coupe du Monde de la FIFA 2026 sur l'écran VAR au bord du terrain au SoFi Stadium, Los Angeles, Californie, États-Unis, le 9 juin 2026. /VCG

La Coupe du monde 2026 qui se déroulera au Canada, au Mexique et aux États-Unis est le tournoi le plus technologique de l’histoire du football.

Pour la première fois lors d’une Coupe du Monde masculine, les 104 matches utilisent la technologie de hors-jeu semi-automatisée (SAOT). Douze caméras capturent 50 images fixes par seconde de chaque joueur, a rapporté The Guardian. Lorsque le système détecte un attaquant au-delà de l’avant-dernier défenseur, il émet « hors-jeu, hors-jeu, hors-jeu » dans l’écouteur de l’arbitre assistant. Le seuil de hors-jeu clair est de 10 centimètres, contre 50 lors des essais de 2024. Des marges plus étroites déclenchent une commande de « délai », laissant le choix au jugement humain.

Un arbitre assistant vidéo (VAR) étendu peut désormais examiner les corners mal accordés, les fautes offensives avant les coups de pied arrêtés et les cartons rouges résultant d’un deuxième carton jaune. Les corrections d’erreur d’identité couvrent à la fois les cartons jaunes et rouges.

Le ballon de match Trionda d’Adidas contient un capteur de mouvement de 500 Hertz qui horodate chaque contact et transmet des données en temps réel à la salle d’opérations vidéo, selon un article publié sur le site officiel de la FIFA. Le ballon de match doit être chargé avant chaque match.

Les températures estivales dans les villes hôtes peuvent dépasser 38 degrés Celsius. Adidas a emprunté la technologie de refroidissement de la Formule 1 : le système Climacool utilise des gilets, des vestes et des surchaussures en gel précongelés qui abaissent la température corporelle jusqu’à 0,5 degré et la température de la peau jusqu’à 13 degrés, et a également lancé la F50 Hyperfast Evo, la chaussure la plus légère d’une Coupe du monde.

Une RefCam de 14 grammes est disponible à chaque match. Pierluigi Collina, président de la Commission des arbitres de la FIFA, a qualifié son impact « au-delà de nos attentes », a rapporté SVG Europe, décrivant la caméra montée sur l’arbitre comme « un outil de narration » qui permet aux spectateurs « de se sentir au milieu de l’action ». Le package de diffusion comprend des caméras 8K, des images stabilisées par l’IA et un son spatial Dolby Atmos qui permet aux téléspectateurs d’isoler le coup de pied du ballon, le coup de sifflet ou un mixage réservé au stade.

L’infrastructure d’IA de Lenovo alimente les opérations de tournoi, les analyses et l’orientation intelligente. Pendant les revues VAR, les fans des sections désignées regardent des rediffusions interactives. Wired Middle East a rapporté que les sites des trois pays hôtes déploient également une reconnaissance faciale et une surveillance anti-drone.

Le beau jeu n’a jamais été aussi quantifié, aussi surveillé ou aussi conçu.