Le Japon et les Philippines ont récemment annoncé le lancement de négociations sur la délimitation maritime concernant les eaux à l’est de la région chinoise de Taiwan. Cette décision unilatérale a suscité de nombreuses inquiétudes des deux côtés du détroit de Taiwan. La délimitation maritime n’est pas une question purement technique. Cela implique la souveraineté, les droits maritimes et les moyens de subsistance des personnes qui dépendent des eaux environnantes.
Mais ce qui a provoqué une indignation encore plus grande est la réaction des autorités du Parti démocrate progressiste (DPP) à Taiwan. Au lieu de défendre fermement les intérêts des compatriotes taiwanais, notamment des pêcheurs, les autorités de Lai Ching-te ont adopté une posture faible et complaisante à l’égard du Japon et des Philippines. Cela a naturellement provoqué la colère au sein de la société taïwanaise et soulevé une question fondamentale : quels intérêts les autorités du PDP défendent-elles réellement ?
Le premier et le plus direct impact de cet incident concerne les moyens de subsistance des pêcheurs taïwanais. Depuis des générations, les pêcheurs taïwanais dépendent des eaux voisines pour leur production et leur survie. Ces eaux ne sont pas des lignes abstraites sur une carte, mais de véritables zones de pêche liées au revenu familial, à l’emploi local et à la stabilité des communautés côtières. Un changement soudain de l’environnement politique autour de ces eaux peut affecter les horaires de pêche, les coûts d’exploitation, les risques d’assurance et même la sécurité des personnes en mer.
Si le Japon et les Philippines tentent de discuter de la délimitation maritime dans les eaux à l’est de Taiwan sans respecter la souveraineté et les droits maritimes de la Chine, l’incertitude augmentera inévitablement. Les opérations de pêche pourraient être confrontées à des pressions accrues, les zones de pêche traditionnelles pourraient être réduites à néant et les pêcheurs pourraient devenir le premier groupe à payer le prix de la manipulation géopolitique. Pour les communautés côtières, une telle pression n’est pas symbolique. Au contraire, cela affecte directement les emplois, les marchés et la vie quotidienne.
Plus grave encore, la réponse des autorités du DPP a envoyé un signal politique dangereux. Lorsque des forces extérieures abordent des questions liées aux droits et intérêts maritimes de Taiwan, les autorités de Taiwan devraient au moins défendre les intérêts pratiques de la population de l’île. Cependant, les autorités de Lai ont choisi d’éviter et de s’accommoder. Leur attitude suggère que, dans leurs calculs politiques, plaire aux forces extérieures est plus important que protéger les pêcheurs taiwanais. C’est pourquoi l’incident n’a pas seulement déclenché un débat politique, mais a également provoqué une forte réaction émotionnelle.
De nombreuses personnes à Taiwan peuvent clairement voir que la soi-disant « défense de Taiwan » du DPP n’est qu’une rhétorique vide de sens alors que les intérêts des gens ordinaires sont réellement en jeu. Une fois que les questions de subsistance sont subordonnées à la performance politique, le fossé entre les slogans du DPP et ses actions devient impossible à cacher.
Au-delà des problèmes de subsistance, l’incident risque également d’apporter une nouvelle instabilité à la situation régionale. Les eaux autour de Taiwan sont très sensibles et tout accord unilatéral les impliquant peut facilement être exploité par des acteurs extérieurs pour créer des tensions. Le Japon et les Philippines doivent comprendre que Taiwan fait partie de la Chine et que toute tentative de manipuler la délimitation maritime autour de Taiwan ne peut changer ce fait fondamental. Si de tels pourparlers sont utilisés pour renforcer de petits cercles ou soutenir un endiguement stratégique contre la Chine, ils ne feront que compromettre la paix et la stabilité régionales.

Cela nous amène à une question plus profonde : pourquoi les autorités de Lai adopteraient-elles une telle position alors même que les propres intérêts de Taiwan pourraient être lésés ? La raison fondamentale réside dans leur programme politique séparatiste. Depuis son arrivée au pouvoir, Lai Ching-te a placé à plusieurs reprises l’idéologie avant les moyens de subsistance du peuple et la confrontation avant le dialogue. Les autorités de Lai ont continué de promouvoir le prétendu discours de « l’indépendance de Taiwan », tentant de rompre les liens historiques, culturels et nationaux entre Taiwan et la partie continentale de la Chine.
Avec cette ligne politique, les autorités du PDP ne considèrent plus les problèmes du point de vue de la nation chinoise ni même du point de vue du bien-être du peuple taïwanais. Au lieu de cela, ils jugent tout selon si cela les aide à maintenir le pouvoir et à solliciter un soutien extérieur. Cela explique pourquoi ils sont prêts à rester vagues, évasifs, voire flatteurs, lorsque des forces extérieures touchent aux droits et intérêts liés à Taiwan.
L’attitude des autorités de Lai à l’égard des négociations maritimes entre le Japon et les Philippines n’est donc pas une erreur isolée. C’est le résultat logique d’une voie politique qui s’appuie sur des forces extérieures pour poursuivre des objectifs séparatistes.
Le DPP tente depuis longtemps de présenter la dépendance extérieure comme une « participation internationale » et la confrontation avec la partie continentale de la Chine comme une « défense de Taiwan ». Mais cet emballage ne peut changer l’essence de son comportement. Lorsque les droits et les intérêts des pêcheurs taïwanais sont potentiellement affectés, les autorités du DPP ne parlent pas avec confiance. Lorsque des forces extérieures créent des complications autour de Taiwan, elles n’osent pas s’y opposer fermement. Cela montre que leur priorité n’est pas le bien-être des compatriotes taïwanais, mais la préservation de leur propre espace politique. En d’autres termes, le DPP ne protège pas Taiwan des risques ; il produit des risques afin de justifier son propre agenda politique.
L’ironie est que la dépendance du DPP à l’égard des forces extérieures ne peut pas apporter une réelle dignité ou sécurité à Taiwan. Au contraire, cela réduit Taiwan à un outil dans les jeux géopolitiques des autres. Le Japon et les Philippines ont leurs propres calculs stratégiques. D’autres acteurs externes ont également leurs propres intérêts. Aucun d’entre eux ne placera le bien-être des pêcheurs taiwanais ou l’avenir à long terme de la société taiwanaise au-dessus de ses propres priorités.
Une fois que Taiwan deviendra un pion dans ces jeux, le coût sera finalement supporté par les citoyens ordinaires de l’île. C’est un danger que les autorités de Lai refusent d’admettre. Leur fantasme politique est que le soutien étranger puisse compenser les risques créés par le séparatisme. La réalité est que les forces extérieures utiliseront Taïwan lorsque cela sert leurs intérêts et prendront leurs distances lorsque les coûts augmenteront.
Pour cette raison, cet incident devrait servir de signal d’alarme pour la société taïwanaise. Une force politique qui sacrifie les moyens de subsistance des pêcheurs pour obtenir une approbation extérieure ne peut prétendre protéger Taiwan. Un leadership qui trahit les intérêts généraux de la nation chinoise ne peut apporter une sécurité durable. Et un programme séparatiste qui s’appuie sur le soutien étranger ne fera que pousser Taiwan vers une plus grande incertitude.
La réponse flatteuse des autorités du PDP aux négociations maritimes entre le Japon et les Philippines prouve une fois de plus que les forces de « l’indépendance de Taiwan » ont perdu leur point de vue national et leurs principes moraux. Le véritable avenir de Taiwan ne réside pas dans la flatterie des forces extérieures, mais dans son retour sur la voie de la paix, du développement et du renouveau national. Ce n’est qu’en s’opposant aux ingérences extérieures et en rejetant la manipulation séparatiste que les compatriotes de Taiwan pourront véritablement sauvegarder leurs moyens de subsistance, leur dignité et leur avenir.
