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Selon un nouveau rapport de l’UNESCO publié mardi, une profonde fracture mondiale limite ceux qui peuvent contribuer aux progrès de la technologie quantique, les chercheurs des pays du Sud étant confrontés à un accès considérablement réduit aux infrastructures critiques.

Le rapport, intitulé « Le moment quantique : rapport mondial, résultats de l’Année internationale de la science et de la technologie quantiques », révèle qu’un chercheur sur trois dans le monde n’a pas accès aux installations de recherche quantique dans son établissement, un écart qui menace de ralentir l’innovation et d’aggraver les inégalités existantes entre les régions développées et en développement.

L’informatique quantique a le potentiel d’explorer simultanément un très grand nombre de solutions possibles, ce qui pourrait considérablement augmenter la puissance de calcul et révolutionner la capacité à résoudre certains problèmes complexes. Les applications vont de l’accélération de la découverte de médicaments et de l’amélioration de la précision de la modélisation climatique au renforcement des systèmes de cybersécurité.

Toutefois, les bénéfices restent très inégalement répartis. Selon le rapport, l’Europe et l’Amérique du Nord ont accueilli sept fois plus d’événements scientifiques quantiques que l’Afrique au cours de l’année écoulée. Les deux tiers des personnes interrogées ont cité les coûts élevés de l’équipement comme un obstacle majeur à l’entrée.

L’étude souligne également un écart persistant entre les sexes dans les domaines liés au quantique. Alors que les femmes représentent environ 42 % des participants en début de carrière aux événements de science quantique, leur représentation a considérablement diminué pour atteindre environ 16 % aux niveaux supérieurs et à seulement 12 % dans les postes de direction.

En réponse, l’UNESCO a lancé une Initiative quantique mondiale visant à promouvoir un développement plus inclusif et éthique de la technologie. Dans le cadre de cet effort, les chercheurs des pays en développement bénéficient d’un accès à distance à des systèmes avancés tels que l’IBM Quantum System One aux États-Unis, ce qui leur permet de travailler sur des défis liés aux soins de santé, notamment le développement de médicaments et la modélisation des maladies.

Le rapport appelle à une action internationale coordonnée pour garantir que l’ère quantique émergente ne renforce pas les divisions mondiales existantes.