Une équipe de recherche chinoise a surmonté un goulot d’étranglement de longue date dans l’informatique quantique supraconductrice, en réussissant à maintenir des portes à deux qubits rapides sans sacrifier la précision.
L’équipe, formée conjointement par Origin Quantum et l’Université des sciences et technologies de Chine, a proposé un système appelé « porte Z contrôlée à expansion de l’espace paramétrique (PSE-CZ) ». Les travaux ont été publiés dans la revue internationale de physique, avec des expériences menées sur l’ordinateur quantique supraconducteur « Origin Wukong », développé par la Chine.
Les portes quantiques sont les opérations de base derrière tout calcul quantique. Pour des résultats fiables, ils doivent combiner ultra-haute vitesse et ultra-haute fidélité. Pendant des années, il y a eu un compromis : des portes plus rapides aggravaient la distorsion de la forme d’onde et les erreurs de synchronisation, nuisant à la précision, tandis que des opérations plus lentes diminuaient les performances globales.
Pour résoudre ce problème, l’équipe a testé le schéma PSE-CZ sur 20 paires de portes à deux qubits en utilisant Origin Wukong. Les résultats ont montré que l’approche supprime les erreurs causées par la distorsion de courte durée, rapprochant ainsi les performances de la porte de la limite de déphasage. Même avec des temps de porte extrêmement courts, de 30 à 40 nanosecondes, le PSE-CZ a surpassé les portes CZ classiques.
Le schéma ne se limite pas aux systèmes supraconducteurs. Il pourrait s’étendre à d’autres plates-formes telles que les pièges à ions et les qubits de spin à l’état solide, promettant des opérations logiques quantiques plus rapides et plus fidèles.
