Logo de l'entreprise canadienne de vêtements de sport Lululemon, 29 juin 2026. /VCG

Le procureur général du Texas, Ken Paxton, a ouvert une enquête sur la société canadienne de vêtements de sport Lululemon concernant la présence potentielle de « produits chimiques éternels » dans ses vêtements de sport, selon un communiqué publié lundi par son bureau.

L’enquête examinera si les vêtements de sport de Lululemon contiennent des PFAS, ce à quoi les clients soucieux de leur santé ne s’attendraient pas en raison de leur marketing, a déclaré Paxton. Les PFAS, ou substances per-​et polyfluoroalkyles, sont un groupe de matériaux largement utilisés ⁠appelés « produits chimiques éternels » car ils ne se décomposent pas facilement dans la nature.

Le bureau du procureur général examinera également la liste des substances restreintes de l’entreprise, les protocoles de test et les pratiques de la chaîne d’approvisionnement pour évaluer si ses produits sont conformes aux normes de sécurité déclarées.

Lululemon a déclaré dans un communiqué qu’elle n’utilisait pas de PFAS dans ses produits et avait progressivement éliminé ces substances au cours de l’exercice 2023, notant qu’elles avaient auparavant été utilisées dans une petite partie de produits hydrofuges.

La société a déclaré que ses produits respectaient ou dépassaient les normes mondiales de réglementation, de sécurité et de qualité, et qu’elle exigeait de ses fournisseurs qu’ils effectuent régulièrement des tests tiers pour détecter les substances restreintes, y compris les PFAS, afin de garantir une conformité continue.

Les PFAS sont un groupe de plus de 14 000 produits chimiques synthétiques utilisés dans l’industrie et les produits de consommation, selon les Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis.

Des études suggèrent que l’exposition à certains PFAS pourrait avoir des conséquences néfastes sur la santé, notamment le cancer, une augmentation du taux de cholestérol et des effets sur le système immunitaire.

Lululemon a également déclaré qu’elle était au courant de l’enquête et qu’elle coopérait en fournissant la documentation demandée.

(Avec la contribution des agences)