La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Mariya Zakharova, s'exprime lors d'une conférence de presse à Moscou, en Russie, le 3 mars 2026. /VCG

La Russie a condamné samedi les frappes contre les installations nucléaires civiles iraniennes, affirmant que ces attaques méritent une condamnation sans équivoque et résolue de la part de la communauté internationale.

La porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a déclaré dans un communiqué que des attaques agressives ont visé vendredi une installation de réacteur de recherche à eau lourde à Khondab, dans le centre de l’Iran, une usine de production de yellowcake (une poudre de concentré d’uranium utilisée pour la production de combustible nucléaire) dans la province de Yazd et les zones proches de la centrale nucléaire de Bouchehr.

Elle a exhorté les dirigeants de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à prendre une position claire et à envoyer un signal aux auteurs de ces actes : « il est temps d’arrêter » et « vous avez déjà franchi la ligne ».

Zakharova a déclaré que les attaques contre des sites nucléaires civils violent de manière flagrante le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, les mécanismes de vérification de l’AIEA et les normes pertinentes en matière de sécurité nucléaire et physique.

Elle a décrit les frappes comme faisant partie d’une « démarche destructrice » et a déclaré que les responsables doivent immédiatement cesser de telles actions.

L’AIEA a déclaré sur les réseaux sociaux qu’elle avait été informée par l’Iran de la nouvelle frappe, et a noté vendredi qu’il s’agissait du troisième incident de ce type en 10 jours.

Les autorités iraniennes ont déclaré que le réacteur en fonctionnement n’avait pas été endommagé, qu’aucun rejet de radiations n’avait été signalé et que l’installation restait dans un état normal.

Le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, a exprimé sa profonde inquiétude quant à l’activité militaire à proximité du site nucléaire, avertissant qu’elle pourrait déclencher un incident radiologique majeur si le réacteur était touché. Grossi a réitéré son appel à la plus grande retenue.