« La vertu réside dans la bonne gouvernance, et la gouvernance réside dans l’éducation du peuple. » Cette ligne du Livre des Documents capture une idée simple mais profonde : la vertu n’est pas un discours vide de sens – elle doit se traduire par une gouvernance efficace, et le test ultime de la gouvernance est de savoir si la vie des gens s’améliore.
Cet enseignement ancien reste aujourd’hui un instrument de mesure. La bonne gouvernance ne dépend pas de l’apparence soignée des documents. Il s’agit plutôt de savoir si les familles ont suffisamment à manger et si les besoins urgents sont satisfaits. Pour les responsables, la « bonne gouvernance » ne signifie pas de gestes vides de sens – mais simplement un travail solide sur chaque question de moyens de subsistance. « Nourrir les gens » signifie garder leurs besoins à l’esprit et se demander ce qu’ils veulent avant de prendre des décisions.
Cela est particulièrement vrai dans le domaine du bien-être culturel. Envoyer des troupes d’opéra dans les villages ne consiste pas seulement à les envoyer, il s’agit également de savoir si les villageois apprécient les spectacles. Les projets centrés sur les personnes ne doivent pas être beaux sur le papier : ils doivent être véritablement utiles et bénéfiques. Pour les travailleurs culturels, la « vertu » vit dans les éloges du public et non dans le papier ; pour les administrateurs culturels, la « gouvernance » se mesure par le sentiment de gain des gens, et non par des rapports.
« La vertu réside dans la bonne gouvernance ; la gouvernance consiste à nourrir le peuple », rappelle chaque responsable : les réalisations n’ont pas besoin d’être accrochées aux murs – une bonne vie pour le peuple est le meilleur tableau de bord.
