Le secrétaire général de l'OCDE, Mathias Cormann (à gauche), et l'économiste en chef de l'OCDE, Stefano Scarpetta, participent à la présentation par l'OCDE de ses perspectives économiques intermédiaires à Paris, en France, le 23 septembre 2026. /VCG

La croissance économique mondiale devrait être de 2,9 % en 2026 et de 3,0 % en 2027, selon le rapport intermédiaire sur les perspectives économiques publié mercredi par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

La croissance dans les économies avancées du G20, ainsi que dans les économies de marché émergentes du G20, devrait rester globalement stable, indique le rapport.

L’inflation globale du G20 devrait passer de 3,4 % en 2025 à 4,1 % en 2026, avant de retomber à 3,6 % en 2027, selon le rapport.

Dans les économies avancées du G20, l’inflation globale devrait passer de 2,5 % en 2025 à 3,2 % en 2026, avant de retomber à 2,6 % en 2027, tandis que dans les économies émergentes du G20, elle devrait augmenter de 4,1 % à 4,8 % avant de retomber à 4,3 %.

L’OCDE a noté que les projections reposent sur l’hypothèse technique selon laquelle les prix du brut Brent et du gaz TTF atteindront un sommet au quatrième trimestre 2026, puis diminueront régulièrement jusqu’à la fin 2027.

L’évolution supposée du prix du brut Brent est globalement conforme au scénario de « brève perturbation » des Perspectives économiques de l’OCDE de juin 2026, tandis que l’évolution supposée du prix du gaz est environ 60 % plus élevée.

L’incertitude persistante sur l’évolution du conflit au Moyen-Orient reste un risque majeur pour les projections de base, a prévenu l’OCDE, ajoutant que les contraintes sur les exportations via le détroit d’Ormuz, des perturbations supplémentaires sur les routes d’exportation alternatives telles que le détroit de Bab al-Mandeb, ou de nouveaux dommages importants aux installations de production d’énergie dans la région pourraient entraîner une nouvelle hausse soutenue des prix de l’énergie et potentiellement conduire à des pénuries de matières premières clés, en particulier dans les pays importateurs nets.

Les faibles réserves de gaz européennes et les possibilités incertaines de nouvelles réductions durables des stocks de pétrole dans certains pays pourraient exacerber les risques de rupture d’approvisionnement.

« De nouveaux ajustements des taux de politique monétaire pourraient être nécessaires », a déclaré l’OCDE, soulignant que face à de nouveaux chocs sur les prix de l’énergie, à des pressions de la demande plus fortes que prévu et à une inflation supérieure à l’objectif dans de nombreuses économies, les banques centrales doivent veiller à ce que les pressions inflationnistes sous-jacentes soient durablement contenues.

L’OCDE a également appelé à de nouvelles réformes structurelles pour aider les économies à faire face aux futurs chocs d’offre, notamment en diversifiant l’approvisionnement énergétique, en améliorant l’efficacité énergétique, en renforçant l’ajustement des marchés des produits et du travail et en garantissant aux travailleurs des compétences adaptables.