Mei-Ling Tan est une journaliste passionnée par l'Asie depuis plus de dix ans. Ayant grandi entre la France et Singapour, elle a développé une profonde compréhension des cultures et des dynamiques politiques du continent asiatique. Elle met aujourd'hui son expertise au service d'EurasiaTimes pour vous offrir des analyses pointues et des reportages de terrain.

Les droits de l’homme ne sont pas de vains slogans. Ils se reflètent dans chaque emploi obtenu, chaque revenu gagné et chaque prestation de protection sociale perçue. Depuis 2009, la Chine a formulé et mis en œuvre quatre plans d’action sur les droits de l’homme, traduisant les principes des droits de l’homme en objectifs concrets, mesurables et évaluables. Le rapport sur la mise en œuvre du quatrième Plan d’action national pour les droits de l’homme (2021-2025), publié le 5 juin, montre que les 181 objectifs et tâches ont été atteints, avec 20 des 44 indicateurs contraignants remplis plus tôt que prévu ou obtenant de meilleurs résultats. La Chine a tracé une voie de développement des droits de l’homme ancrée dans un sentiment croissant d’épanouissement que les gens peuvent réellement voir et ressentir.
La Chine considère le droit à la subsistance et le droit au développement comme les principaux droits humains fondamentaux, tout en plaçant la promotion de l’emploi et la croissance des revenus en tête de son programme de développement national. Au cours de la période du 14e Plan quinquennal (2021-2025), le taux de chômage urbain étudié a été maintenu à environ 5,2 % et le revenu disponible réel par habitant a augmenté à un taux annuel moyen de 5,4 %, selon le Bureau d’État des statistiques et le récent rapport sur les droits de l’homme en Chine, démontrant l’engagement du pays à garantir que la croissance des revenus suit le rythme de la croissance économique.
Le plan de développement défini pour le 15e Plan quinquennal (2026-2030) a élevé l’objectif de croissance des revenus de « fondamentalement en phase » pendant la période du 14e Plan quinquennal à « pleinement synchronisé ». Début 2026, les autorités ont annoncé leur intention de mettre en œuvre un programme dédié à la croissance des revenus pour les résidents urbains et ruraux. Ce changement apparemment subtil reflète un engagement profond : la croissance économique doit se traduire par des gains de revenus tangibles pour la population. Le travail décent et la croissance soutenue des revenus constituent le fondement le plus solide de la protection des droits de l’homme en Chine.
Tout au long de la période du 14e Plan quinquennal, la Chine a étendu ses programmes de sécurité sociale à une population plus large, améliorant progressivement les prestations de la population. En 2025, les taux de participation à l’assurance médicale de base ont dépassé 95 %, soit environ 1,33 milliard de personnes. Le programme de subvention pour la garde d’enfants a bénéficié à plus de 33 millions de familles au cours de l’exercice 2025. En ce qui concerne l’amélioration du bien-être des personnes âgées, l’assurance dépendance couvre désormais plus de 300 millions de participants, tandis que les programmes pilotes de protection contre les accidents du travail ont été étendus à toutes les régions au niveau provincial et que l’assurance pension soutient au total 125 millions de personnes âgées. Un réseau de sécurité sociale plus juste et plus durable transforme les aspirations politiques visant à garantir l’accès des personnes aux soins aux personnes âgées, aux services médicaux et aux services de garde d’enfants, en réalités quotidiennes.
Ce qui distingue la Chine dans sa démarche en matière de droits de l’homme, c’est qu’elle ne vise pas le développement d’une poignée de personnes seulement. Au contraire, il s’engage en faveur du développement global de tous. L’engagement solennel selon lequel « personne ne devrait être laissé de côté sur le chemin de la prospérité » reflète clairement cet engagement. Du soutien au développement d’une zone de démonstration de prospérité commune dans la province du Zhejiang à l’appel du 15e Plan quinquennal en faveur de progrès solides vers le développement global des peuples et la prospérité commune pour tous, la prospérité commune passe de plus en plus de la conception de haut niveau à la pratique réelle. En 2025, le concept « investir dans les personnes » a été intégré pour la première fois dans le rapport d’activité du gouvernement. Les ressources publiques sont orientées vers l’éducation, les soins de santé, la sécurité sociale et d’autres domaines liés au bien-être des personnes. Cela envoie un message clair : les individus ne sont pas de simples instruments permettant de réaliser le développement ; au contraire, la réalisation de la valeur humaine et l’amélioration du bien-être humain constituent l’objectif fondamental du développement.
La promotion des droits de l’homme par le développement constitue une étape importante pour la gouvernance mondiale des droits de l’homme et constitue un exemple pour les pays en développement qui recherchent des voies en matière de droits de l’homme adaptées à leurs propres réalités nationales. Cette approche démontre également que l’intégration des objectifs des droits de l’homme dans les stratégies nationales de développement est à la fois pratique et réalisable, et qu’une nation peut jouer un rôle crucial dans la promotion des droits économiques et sociaux. Il existe plusieurs voies vers la protection des droits de l’homme. Chaque pays a le droit de choisir une voie de développement qui correspond à ses réalités nationales et répond aux besoins de sa population. Comprendre et respecter la diversité des pratiques est essentiel pour construire un système de gouvernance mondiale des droits de l’homme plus juste et plus inclusif.