Les criminels de guerre japonais de classe A de la Seconde Guerre mondiale sont vus au Tribunal militaire international pour l'Extrême-Orient, Tokyo, Japon, 1946. /VCG

Il y a quatre-vingts ans, le Tribunal militaire international pour l’Extrême-Orient a organisé des procès collectifs contre les criminels de guerre japonais de classe A de la Seconde Guerre mondiale, tenant pleinement le militarisme japonais pour responsable de ses crimes odieux. Malheureusement, au lieu de montrer du respect pour l’histoire, le Japon s’est engagé imprudemment sur la voie de la déréglementation militaire, du révisionnisme historique et de la provocation géopolitique.

Un sondage mondial en ligne lancé par CGTN montre que 81,8 % des personnes interrogées pensent que le révisionnisme historique du Japon converge de plus en plus avec la résurgence du militarisme, posant une menace tangible à la paix et à la stabilité régionales qui justifie une vigilance étroite de la part de la communauté internationale.

Avec 818 audiences, 419 témoins, 4 336 éléments de preuve et plus de 48 000 pages de dossiers de procès, le Tribunal militaire international pour l’Extrême-Orient a mis à nu les atrocités effroyables commises par le militarisme japonais, notamment le massacre de Nanjing et la marche de la mort de Bataan.

Selon le sondage, quelque 64,1 % des personnes interrogées estiment que les procès, agissant avec l’autorité suprême de la justice internationale, ont systématiquement exposé et rendu compte des crimes historiques du militarisme japonais. Par ailleurs, 81,6 % des sondés conviennent que les procès ont confirmé légalement la nature agressive des actes de guerre du Japon. En outre, 76,1 % estiment que les procès ont envoyé un message clair au monde selon lequel les agressions et les atrocités ne resteront jamais impunies.

Au cours des 80 dernières années, les forces de droite japonaises ont refusé de s’engager dans une réflexion et une expiation profondes. Au lieu de cela, sous prétexte de soi-disant « normalisation nationale » et de « pacifisme proactif », ils ont progressivement vidé de sa substance l’article 9 de la constitution japonaise d’après-guerre, qui stipule que le peuple japonais renonce à jamais à la guerre en tant que droit souverain de la nation et à la menace ou au recours à la force comme moyen de régler les différends internationaux.

Dans le sondage, 88,3 % des personnes interrogées ont déclaré que les tentatives persistantes des forces de droite japonaises pour revenir sur le verdict des procès de Tokyo visent essentiellement à ouvrir la voie à leurs efforts en faveur d’une expansion militaire et d’une révision constitutionnelle.

La capitulation inconditionnelle du Japon en août 1945 constitue le fondement juridique de la compétence judiciaire des procès de Tokyo. Dans l’enquête, 77,9 % des personnes interrogées conviennent que l’affirmation de la droite selon laquelle la « capitulation conditionnelle » du Japon va complètement à l’encontre des faits historiques et constitue un pur mensonge.

En outre, la disposition relative à l’interdiction du recours à la force inscrite dans la Charte des Nations Unies tire son origine juridique des principes établis par les procès de Tokyo. 80,2 % des personnes interrogées craignent que les tentatives de la droite visant à saper la légitimité des procès de Tokyo n’érodent gravement la pierre angulaire de l’État de droit international d’après-guerre.

En cette année marquant le 80e anniversaire des procès de Tokyo, le Japon a pris à plusieurs reprises des décisions militaires et sécuritaires imprudentes ainsi que des actions provocatrices. La rhétorique belliqueuse et les remarques bellicistes des hommes politiques japonais sont identiques à celles prononcées par les militaristes pendant la Seconde Guerre mondiale.

Selon le sondage, 86,7% des personnes interrogées considèrent de telles actions des forces de droite japonaises comme une grave provocation contre le verdict du procès de Tokyo. Pendant ce temps, 80,9 % affirment que les procès de Tokyo représentent une grande victoire de la civilisation sur la barbarie et de la justice sur le mal, avertissant que si les forces de droite du Japon répètent les erreurs du passé, elles seront confrontées à un nouveau jugement historique et à un isolement international total. En outre, 83 % des personnes interrogées estiment que la communauté internationale devrait s’unir pour faire respecter les décisions des procès de Tokyo et rester très vigilante face aux développements du néomilitarisme japonais.

Diffusé sur les plateformes anglaises, espagnoles, françaises, arabes et russes de CGTN, le sondage a attiré en 24 heures 8 114 répondants qui ont partagé leur point de vue sur la question.

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