Yaks clonés nés en mars 2026. /CMG

La Chine a pour la première fois cloné avec succès 10 yaks en un seul lot, marquant une avancée majeure dans la technologie de l’élevage du bétail, selon une annonce faite lundi dans le comté de Damxung, à Lhassa, dans la région autonome de Xizang, dans le sud-ouest de la Chine.

Cet exploit a été réalisé grâce à un système de sélection développé au niveau national qui combine la sélection du génome entier avec le clonage de cellules somatiques, après trois années de recherche menée par une équipe scientifique chinoise.

Entre le 25 mars et le 5 avril de cette année, un deuxième lot de yacks clonés a donné lieu à 10 grossesses réussies, toutes naturellement accouchées. Les chercheurs ont déclaré que les résultats démontraient le potentiel de la technologie pour une application industrielle à grande échelle.

Cette avancée fait suite à la naissance du premier yak cloné au monde le 10 juillet 2025. Nommé « Namco 1# », l’animal pesait 16,75 kilogrammes à la naissance et atteignait 183,25 kilogrammes à l’âge de 286 jours.

Namco 1#, le premier yak cloné par cellules somatiques au monde, fin mars 2026. /CMG

L’élevage de yaks est l’une des principales industries ciblées pour le développement à Xizang au cours du 15e plan quinquennal du pays (2026-2030). L’élevage traditionnel des yaks repose sur la sélection phénotypique, un processus qui peut prendre jusqu’à 20 ans et conduit souvent à une baisse de la qualité génétique.

Les chercheurs ont déclaré que la nouvelle méthode peut raccourcir le cycle de sélection à moins de cinq ans en identifiant avec précision les caractéristiques génétiques souhaitables telles qu’une croissance plus rapide, la résistance aux maladies, l’efficacité alimentaire et l’adaptation aux environnements de haute altitude et à faible teneur en oxygène, tout en permettant une réplication rapide des reproducteurs d’élite.

Les experts ont ajouté que la technologie pourrait également soutenir les efforts de conservation des ressources génétiques rares du yak, notamment le yak sauvage doré, une espèce en voie de disparition, dont la population à Xizang est estimée à plus de 300 individus.

Jusqu’à présent, l’équipe de recherche a développé plus de 200 embryons clonés de yaks sauvages dorés et de yacks hybrides à sang sauvage, jetant ainsi les bases de futurs programmes de transfert d’embryons et de rétablissement d’espèces.