La Chine étendra son réseau national de surveillance environnementale à plus de 50 000 sites au cours de la période du 15e Plan quinquennal (2026-2030), contre 33 000 actuellement, a annoncé lundi le ministère de l’Écologie et de l’Environnement.
Cette décision fait partie des efforts visant à accélérer la construction d’un système moderne de surveillance de l’environnement et à atteindre une couverture complète en matière de réduction des émissions de carbone, de contrôle de la pollution et de restauration écologique.
Zhang Dawei, chef du département de surveillance environnementale du ministère, a déclaré que la Chine se concentrerait sur quatre domaines clés : le développement du réseau, la technologie, la gestion et la capacité de soutien.
Plusieurs stations de surveillance intégrées capables de remplir de multiples fonctions seront établies dans des régions écologiquement sensibles, telles que la région des Trois-Rivières-Sources, ainsi que dans des zones économiques clés, notamment la région Pékin-Tianjin-Hebei et le delta du fleuve Yangtsé. Ces stations effectueront une surveillance coordonnée de l’air, de l’eau et des écosystèmes.
La Chine prévoit également de développer et de lancer six satellites environnementaux et de construire 30 stations de vérification au sol, dans le but de porter la précision des principaux produits de données satellitaires produits dans le pays à plus de 80 %.
Au cours de la même période, le pays fera progresser la transformation numérique et intelligente de son système de surveillance. Une dizaine de « laboratoires éteints » complets seront installés dans tout le pays, tandis que plus de 3 000 stations automatisées de surveillance de l’eau et de l’air feront l’objet de mises à niveau intelligentes.
D’ici 2030, la Chine vise à réduire de 70 % l’implication manuelle dans les principales opérations nationales de surveillance et à multiplier par plus de cinq l’efficacité.
