L’Agence spatiale européenne (ESA) négociera une future participation aux missions de la NASA après que l’agence spatiale américaine a remanié son programme lunaire, a déclaré mercredi à l’AFP le directeur de l’ESA.
L’agence spatiale américaine a récemment annoncé qu’elle suspendait ses efforts de station spatiale orbitale lunaire dite Gateway pour se concentrer sur la construction d’une base à la surface de la Lune.
Cela a rendu flou le rôle européen dans l’exploration future. L’ESA avait un accord avec la NASA pour trois vols d’astronautes vers Gateway.
Le Gateway est reporté, je devrai donc m’asseoir avec l’administrateur, c’est-à-dire Jared Isaacman, et l’équipe de la NASA pour négocier comment ces sièges réservés au Gateway pourront être utilisés pour la surface », a déclaré à l’AFP le directeur de l’ESA, Josef Aschbacher.
Un astronaute allemand devait partir en premier, puis un astronaute français, et plus tard un astronaute italien.
Aschbacher s’exprimait depuis le Centre spatial Kennedy, où la phase deux du programme Artemis s’est déroulée mercredi avec le lancement réussi d’une fusée de trois Américains et d’un astronaute canadien en mission pour voler autour de la Lune.
Le directeur général de l’ESA a déclaré : « C’est une discussion qui doit avoir lieu dès maintenant ».
« Combien de sièges pour le vol de surface, ou dans quelles conditions, ou quelle est la contre-valeur que l’Europe doit apporter dans ces négociations et cette discussion ? » dit-il.
« L’objectif est que les Européens marchent sur la Lune », a déclaré Aschbacher, un Autrichien qui dirige l’ESA depuis 2021.
« Mais bien sûr, le rêve, ou l’objectif, est qu’à terme l’Europe développe ses propres technologies et capacités pour avoir plus d’autonomie en matière de vols spatiaux habités. »
L’Europe devait fournir des composants pour Gateway – certains déjà assemblés, d’autres en développement. L’agence spatiale japonaise (JAXA), autre partenaire de la NASA, mène également des efforts similaires et dispose actuellement d’un astronaute japonais qui doit voyager avant le premier européen.
