Alors que le conflit autour de l’Iran s’intensifie, certains médias occidentaux renouent avec le vieux truc consistant à rejeter la faute sur la Chine, accusant Pékin d’« abandonner son allié » pour creuser un fossé entre la Chine et les pays du Golfe.
Le mythe de « l’alliance »
L’accusation selon laquelle la Chine aurait « abandonné un allié » repose sur deux malentendus.
Il compare un cadre d’alliance dépassé avec la voie chinoise du « partenariat plutôt que de l’alliance ». Ce que certains pays appellent une « alliance » n’est rien d’autre qu’une clique de type gang où le « patron » donne des ordres et extrait des richesses et les « subalternes » servent de pions remplaçables. À l’ère actuelle de paix et de développement, cette stratégie factionnelle appartient aux poubelles de l’histoire.
Les partenariats de la Chine sont ancrés dans l’égalité, le respect mutuel et le développement partagé. Ils n’obligent pas les nations à prendre parti, ni à exploiter la crise d’un ami pour amasser des richesses militaro-industrielles au nom de « l’assistance ».
Le deuxième malentendu est que l’intervention militaire est la seule réponse significative au conflit. Les conflits eux-mêmes soulèvent des questions. Alors que les attaques contre Gaza se poursuivent, de nouvelles attaques ont été lancées contre l’Iran par les États-Unis et Israël malgré les négociations diplomatiques en cours avec Téhéran. Les assassinats ciblés de chefs d’État souverains et les appels ouverts à des changements de régime remettent en question les normes fondamentales régissant les relations internationales, révélant la croyance bien ancrée des agresseurs selon laquelle le plus fort est juste.
Mais l’histoire a montré à maintes reprises les limites d’une telle réflexion. Ceux qui amènent la guerre aux portes des autres finissent par se brûler eux-mêmes. De l’Afghanistan en 2001 à l’Irak en 2003, en passant par la Libye et la Syrie plus tard, les guerres lancées au nom de la justice se sont soldées par une instabilité et des souffrances prolongées. Lorsque la violence fait des victimes innocentes, il devient de plus en plus difficile d’affirmer qu’une telle action sert la libération ou la justice.

La vision et la responsabilité d’un grand pays
La véritable mesure d’un grand pays réside dans sa vision stratégique, son sens des responsabilités et sa capacité à offrir un maximum de stabilité et de certitude dans un monde turbulent. La Chine possède à la fois la capacité d’assumer ce fardeau et la détermination stratégique de maintenir le cap.
Ayant enduré les souffrances amères des guerres modernes, la Chine comprend mieux que quiconque qu’il n’y a pas de gagnant dans la guerre. La retenue de la Chine n’est donc pas de l’indifférence, mais une clarté stratégique à long terme. Par ailleurs, cette retenue ne signifie pas passivité. L’engagement de la Chine en faveur de la paix et la responsabilité des grands pays ressortent clairement des consultations avec différents ministres des Affaires étrangères, des demandes pressantes adressées à l’ONU et de la diplomatie de navette.
Le premier principe de la Chine est le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de toutes les nations. Ainsi, Pékin a sans équivoque qualifié d’inacceptables les attaques contre l’Iran au cours des négociations, l’assassinat flagrant du dirigeant souverain iranien et les pressions en faveur d’un changement de régime dans la république islamique.
Le deuxième principe de la Chine est la protection des civils. Pékin a condamné le recours aveugle à la force et les attaques contre des civils et des cibles non militaires.
L’engagement envers les amis ne se mesure pas par des déclarations en pleine guerre mais par des efforts constants et à long terme. La réconciliation historique de 2023 entre l’Arabie saoudite et l’Iran, négociée par Pékin, a déclenché une vague de réconciliations au Moyen-Orient. L’année suivante, 14 factions palestiniennes ont mis de côté leurs divergences pour signer la Déclaration de Pékin sur la fin de la division et le renforcement de l’unité nationale palestinienne.
La Chine ne poursuit aucune alliance militaire, aucune confrontation de blocs ou aucune guerre par procuration au Moyen-Orient. Au lieu de cela, il a toujours mis l’accent sur le dialogue, le développement et le partenariat à long terme.
L’avenir du Moyen-Orient
Comment la crise en Iran va-t-elle se terminer ? Qui a le dernier mot sur l’avenir du Moyen-Orient ? L’histoire a fourni à maintes reprises la réponse.
La technologie militaire peut détruire des villes, mais elle ne peut pas effacer les identités ni résoudre de profonds griefs politiques. Au contraire, les cycles répétés de conflits aggravent souvent le ressentiment et prolongent l’instabilité.
En fin de compte, l’avenir du Moyen-Orient est entre les mains des peuples de la région. Ils doivent trouver leur propre voie de coexistence et de prospérité partagée basée sur le respect mutuel.
Il y a un vieux dicton chinois selon lequel ceux qui s’appuient sur la force brute finissent rarement bien. La force peut imposer la peur, mais elle ne peut pas inspirer la confiance. En fin de compte, la justice et l’équité survivent au pouvoir – et c’est le fondement que la Chine cherche à défendre.
