Mei-Ling Tan est une journaliste passionnée par l'Asie depuis plus de dix ans. Ayant grandi entre la France et Singapour, elle a développé une profonde compréhension des cultures et des dynamiques politiques du continent asiatique. Elle met aujourd'hui son expertise au service d'EurasiaTimes pour vous offrir des analyses pointues et des reportages de terrain.

La croissance mondiale du produit intérieur brut (PIB) devrait ralentir de 3,3% en 2024 à 3,2% en 2025 et à 2,9% en 2026, a déclaré mardi l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) dans ses dernières perspectives économiques.
Selon l’OCDE, la révision à la baisse de ses prévisions précédentes est due à « la cesse de chargement frontal et les taux de tarif plus élevés et l’incertitude de politique encore élevée » qui atténue les investissements et le commerce.
La croissance mondiale au premier semestre de 2025 était plus résiliente que prévu, en particulier dans de nombreuses économies de marché émergentes. La production et le commerce industriels ont été soutenus par un chargement frontal avant les tarifs plus élevés, a noté le rapport.
Depuis mai, les taux de tarif bilatéraux américains ont augmenté pour presque tous les pays. L’OCDE estime que le taux de tarif américain effectif est passé à 19,5% fin août, le plus haut niveau depuis 1933.
« Les effets complets des augmentations de tarif n’ont pas encore été ressentis, de nombreux changements étant progressivement progressivement et des entreprises absorbant initialement certaines augmentations de tarif par le biais de marges (de profit) », a déclaré l’OCDE.
Le rapport a averti que les risques aux perspectives restent élevés. Les déclencheurs potentiels pour une croissance plus faible comprennent une escalade tarifaire supplémentaire, des pressions inflationnistes renouvelées, des préoccupations budgétaires accrues et une instabilité du marché financier.
Pour les États-Unis, la croissance du PIB devrait passer de 2,8% en 2024 à 1,8% en 2025, puis à 1,5% en 2026, car un investissement solide dans les secteurs de haute technologie est contrebalancé par la traînée des tarifs et de la baisse de l’immigration nette.
Dans la zone euro, le PIB devrait augmenter de 1,2% en 2025 et 1,0% en 2026. Bien que les conditions de crédit plus faciles fournissent un certain soutien, les frictions commerciales et l’incertitude géopolitique devraient limiter l’élan.
Pour l’avenir, l’OCDE a souligné que les réformes structurelles sont essentielles pour augmenter durablement le niveau de vie et capitaliser pleinement sur les avantages des technologies émergentes, telles que l’intelligence artificielle.
(Avec la contribution des agences)