Alors que les tensions continuent de monter au Moyen-Orient, l’un des monuments culturels les plus précieux d’Iran est victime des retombées.
Le palais du Golestan – souvent appelé « Palais des Roses » – a été endommagé lors des récentes frappes aériennes lancées par les États-Unis et Israël contre l’Iran, selon les autorités iraniennes. Le site, situé dans le cœur historique de Téhéran, est depuis longtemps un symbole du passé royal de l’Iran.

Signifiant littéralement le « Palais des Fleurs », le Palais du Golestan était autrefois le siège du pouvoir de la dynastie Qajar. Une grande partie du complexe tel qu’il se présente aujourd’hui a pris forme au XIXe siècle. Huit bâtiments principaux sont disposés autour d’un jardin paysager, mêlant l’artisanat persan aux influences néoclassiques européennes.
En 2013, l’UNESCO a inscrit le palais sur sa Liste du patrimoine mondial, le qualifiant de chef-d’œuvre de l’ère Qajar. Il reste une pierre de touche pour les artistes et architectes iraniens, un lieu où se croisent design, cérémonie et histoire.

Le 3 mars, le gouvernement iranien a publié une série de publications sur les réseaux sociaux montrant les dégâts causés au complexe. Des séquences vidéo partagées par des responsables iraniens et la chaîne de télévision régionale Al Jazeera montraient des fenêtres brisées, des portes en bois brisées et des sections des miroirs emblématiques du palais éparpillés sur les sols intérieurs.

Dans un communiqué publié le même jour, l’UNESCO a confirmé que le site avait été touché le 2 mars par des fragments et des ondes de choc provenant des frappes aériennes. Il a également exprimé sa préoccupation quant à la protection du patrimoine culturel alors que la violence continue de s’intensifier dans la région.
Pour de nombreux Iraniens, les dégâts vont bien au-delà des briques et du verre. Le palais du Golestan n’est pas seulement une résidence royale du passé, mais aussi une archive vivante de la mémoire artistique – qui porte désormais les marques d’un conflit grandissant.

