Le brise-glace Xuelong. /CMG

Les brise-glaces chinois Xuelong et Xuelong 2 sont rentrés à Shanghai mardi après avoir mené la 16e expédition arctique du pays, qui a permis de multiples avancées scientifiques.

Pendant trois mois, les deux navires ont mené des études approfondies de l’environnement marin sur le plateau des Tchouktches, dans le bassin Canada et dans le centre de l’océan Arctique, réalisant des progrès significatifs dans les enquêtes multidisciplinaires le long de la lisière des glaces et dans les observations coordonnées air-glace-océan.

L’expédition a découvert un afflux intensifié d’eau chaude souterraine du Pacifique vers le bassin du Canada. Les scientifiques ont également découvert une nouvelle grande zone de panache hydrothermal dans les profondeurs marines le long de la crête de Gakkel.

Le brise-glace Xuelong 2. /CMG

Dans les zones couvertes de glace des hautes latitudes de l’Arctique, les chercheurs ont découvert un nombre relativement important de morues polaires juvéniles, offrant ainsi de nouvelles perspectives sur l’écosystème arctique.

L’expédition a également réalisé une percée dans les levés géophysiques le long de la crête de Gakkel. Les chercheurs ont obtenu un enregistrement complet de la structure électrique de la lithosphère sur une période de 25 millions d’années. Ils ont découvert que la limite au bas de la lithosphère s’étend presque horizontalement à une profondeur d’environ 60 kilomètres, remettant en question la prédiction d’un épaississement progressif des plaques par le modèle traditionnel de refroidissement des plaques.

Wang Jinhui, chef de la 16e équipe d’expédition chinoise dans l’Arctique, a déclaré que l’ampleur et la charge de travail totale de l’expédition avaient toutes deux atteint des niveaux records.

L’expédition a obtenu des résultats fructueux en matière de nouvelles découvertes scientifiques, de percées théoriques, de tests technologiques et d’applications d’équipements, apportant un soutien solide à une compréhension plus approfondie et à une réponse efficace au changement climatique, ainsi qu’à la promotion du développement durable dans l’Arctique.