La musique intemporelle du compositeur grec Mikis Theodorakis (1925-2021) a été amenée à Pékin pour la première fois mercredi soir au National Museum of China, célébrant l’esprit du patrimoine culturel grec, en parallèle avec l’exposition « Les aspects des aspects de la beauté dans l’art ancien » du musée. Le spectacle a été réalisé par des chanteurs acclamés Tania Tsanaklidou et Maria Papageorgiou accompagnées d’un orchestre grec live.

La première partie du concert comprenait « Correspondence », un album des chansons de Theodorakis avec de nouvelles arrangements de Papageorgiou. Inspirés par leurs échanges de courriels pendant le projet, des extraits de leur correspondance ont été tissés dans les performances, créant une atmosphère intime. À travers des chansons et des textes narratifs, la deuxième partie a honoré les lauréats du Nobel grec George Seferis et Odyseas Elytis, dont les œuvres ont façonné de nombreuses compositions de Theodorakis. Au cours de la représentation, Tsanaklidou a fait remarquer la parenté culturelle entre la Grèce et la Chine, disant: « Nos civilisations, bien que apparemment différentes, sont profondément semblables. Ils partagent une mémoire commune de rituel, de musique et de cérémonie. La Chine n’est pas une terre étrangère pour nous, mais une sœur de loin. » [This remark was translated from the Greek by Electra Kaltsoni.]

Les sous-titres chinois ont accompagné la performance, permettant au public de se connecter pleinement avec la musique et les paroles. Un point culminant a été un solo sur le Bouzouki, un luth cueilli à long cou de la Grèce. Les applaudissements tonitruants ont été un puissant hommage à l’héritage durable de Theodorakis et à une célébration de l’amitié grecque-chinoise.
En tournée à Pékin, Shanghai et Nanchang, ce voyage musical répond à la volonté de Theodorakis d’apporter sa musique en Chine. « Ma musique vient du peuple et doit retourner au peuple », a-t-il dit un jour.
