Le rover Perseverance de la NASA prend un selfie le 10 mai 2025. /VCG

Des chercheurs ont détecté pour la première fois des décharges électriques appelées « micro-éclairs » dans l’atmosphère martienne, selon une étude publiée mercredi dans la revue Nature.

Outre la Terre, des éclairs ont également été observés sur Saturne et Jupiter. Cependant, jusqu’à présent, l’existence d’une activité électrique sur Mars était suspectée mais jamais directement démontrée.

Le manque d’équipement approprié a rendu difficile la collecte de preuves de la présence d’éclairs sur la planète rouge, mais une équipe de recherche internationale dirigée par Baptiste Chide de l’Institut français de recherche en astrophysique et planétologie de Toulouse a réalisé que le microphone SuperCam du rover Perseverance de la NASA pourrait avoir enregistré par hasard des sons de décharges électriques dans l’atmosphère.

Les chercheurs ont documenté 55 cas de ce qu’ils appellent des « mini-éclairs » sur deux années martiennes, principalement lors de tempêtes de poussière et de tourbillons de poussière.

Sur les 55 sursauts acoustiques distinctifs identifiés, sept coïncidaient avec des interférences électromagnétiques. Les signatures acoustiques des 48 sursauts restants correspondaient à celles des événements confirmés, ce qui a conduit les chercheurs à conclure que les 55 sursauts étaient tous provoqués par des décharges électriques dans l’atmosphère de Mars.

Les enregistrements fournissent des preuves convaincantes de rejets induits par la poussière, qui correspondent à la compréhension des scientifiques de la manière dont de tels événements se produiraient sur Mars. Cependant, les décharges n’ont été qu’entendues et non vues, et aucune preuve visible d’une telle activité n’a jamais été enregistrée, malgré la présence de plusieurs caméras sur Mars au fil des années.

Les chercheurs estiment que les résultats sont suffisamment convaincants pour ouvrir de nouvelles voies de recherche. À l’avenir, de nouveaux instruments de mesure des rejets atmosphériques pourraient être envoyés sur Mars pour tenter de confirmer les résultats.