Photo d’archives de Mohammad Bagher Ghalibaf. /VCG

Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a averti dimanche que les infrastructures énergétiques et pétrolières de la région pourraient être détruites de manière « irréversible » si les États-Unis s’en prenaient aux centrales électriques iraniennes.

Les remarques de Ghalibaf sur la plateforme de médias sociaux X interviennent après que le président américain Donald Trump a menacé de « frapper et anéantir » les centrales électriques iraniennes si le détroit d’Ormuz n’était pas rouvert dans les 48 heures.

Ghalibaf a écrit que toute attaque ferait « des infrastructures vitales et des installations énergétiques et pétrolières dans toute la région… des cibles légitimes » et entraînerait une hausse des prix du pétrole pendant une période prolongée.

Plus tôt dimanche, le principal commandement militaire iranien, le quartier général central de Khatam al-Anbiya, a émis un avertissement similaire, affirmant que des attaques contre les infrastructures pétrolières et énergétiques iraniennes déclencheraient des frappes contre les installations énergétiques, informatiques et de dessalement d’eau américaines et israéliennes en Asie occidentale.

Dans un article du 12 mars sur X, l’ancien secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ali Larijani, tué plus tard lors de frappes américano-israéliennes, a averti que la destruction de la capacité électrique de l’Iran pourrait plonger la région « dans l’obscurité d’ici une demi-heure ».

La campagne américano-israélienne, qui a débuté le 28 février, a tué de hauts responsables iraniens, dont l’ancien guide suprême Ali Khamenei, des commandants militaires et des civils. L’Iran a répondu par de multiples attaques de missiles et de drones contre Israël et les bases américaines au Moyen-Orient.

Dimanche, le Corps des Gardiens de la révolution islamique a déclaré que sa 73e vague de frappes de drones et de missiles avait tué et blessé plus de 200 personnes en Israël. Les cibles comprenaient des installations militaires et des centres de sécurité dans les villes israéliennes d’Arad, Dimona, Eilat, Be’er Sheva et Kiryat Gat, ainsi que plusieurs bases américaines au Koweït et aux Émirats arabes unis.

Par ailleurs, l’armée iranienne a annoncé avoir lancé une attaque contre l’aéroport israélien Ben Gourion à l’aide de drones Arash-2 produits dans le pays, selon l’agence de presse officielle IRNA.