Une affiche pour

Qu’est-ce qui peut préserver la chaleur du quotidien au milieu des tirs et des ruines ?

cherche la réponse dans un endroit simple : une cuisine, une table à manger et une expression familière à de nombreux Chinois : « bien manger ».

Situé sur fond de conflit au Moyen-Orient, le film suit Xu Fu – joué par l’acteur Shen Teng – un chef chinois qui s’y rend et ouvre un restaurant chinois. Il espère au départ gagner sa vie grâce à sa cuisine, mais à mesure que la violence se propage, sa vie tranquille est perturbée par le conflit qui l’entoure. En chemin, il noue des relations avec les résidents locaux et des personnes d’horizons différents.

Contrairement à de nombreux films anti-guerre qui se concentrent sur les champs de bataille, la violence et la souffrance, il adopte une approche différente. Au lieu de placer l’histoire au centre des combats, elle suit des gens ordinaires qui tentent de maintenir leur vie quotidienne au milieu d’un conflit.

La chaleur du restaurant contraste fortement avec la violence extérieure. À l’intérieur, de la vapeur s’élève de la cuisine alors que les gens partagent des repas et discutent. Dehors, les explosions et le chaos menacent leur quotidien. Le restaurant à l’étranger devient plus qu’un simple lieu de restauration. Cela devient un endroit où les gens peuvent brièvement retrouver un sentiment de normalité au milieu du chaos de la guerre.

Le sens de « bien manger » va au-delà des mots eux-mêmes.

Dans la culture chinoise, « bien manger » concerne rarement uniquement la nourriture. Pour de nombreuses personnes, partager un repas est l’un des moyens les plus simples de faire preuve d’attention et de rester en contact avec les autres. Que ce soit lors d’un dîner de famille ou lorsqu’on offre de la nourriture à une personne dans le besoin, un repas peut devenir un moyen d’exprimer chaleur et confiance.

Alors que la guerre s’intensifie, le restaurant est contraint de quitter une véritable cuisine pour s’installer dans des espaces exigus et finalement vers des ruines. Pourtant, l’effort pour préparer et partager un repas se poursuit.

Vers la fin du film, Xu Fu aide un groupe d’enfants à échapper aux combats. Couverts de poussière et entourés de murs brisés, il ne leur reste plus grand-chose. Mais avec une marmite endommagée, quelques outils simples et des ingrédients limités, il leur prépare un repas chaud.

Au milieu des ruines, l’odeur des aliments fraîchement cuisinés apporte un bref moment de réconfort. Pour les enfants, c’est plus qu’un repas. C’est un rappel que la vie peut continuer même après que tout autour d’eux ait été détruit.

Xu Fu n’a pas le pouvoir d’arrêter la guerre. Mais il choisit de protéger les gens qui l’entourent de la seule façon qu’il connaît : en cuisinant. Une personne ordinaire peut utiliser ses propres compétences pour prendre soin de ceux qui sont plus vulnérables et offrir du réconfort au milieu de la souffrance.

La cuisine crée la vie. La guerre le détruit. Plutôt que de dépeindre des héros qui changent le cours de l’histoire, l’ouvrage se concentre sur les gens ordinaires et les choix qu’ils font face aux difficultés.

Des repas partagés entre personnes d’horizons différents à un simple plat préparé parmi les ruines, le film montre comment les gens peuvent encore trouver des moyens de prendre soin les uns des autres, même en temps de conflit.

En fin de compte, le film revient à son message le plus simple : tant que les gens peuvent s’asseoir ensemble, partager un repas et prendre soin les uns des autres, l’espoir demeure.