La récente visite du Premier ministre Shehbaz Sharif en Chine représentait une combinaison idéale de géoéconomie et de géopolitique, orientant les deux pays, leurs économies, leurs communautés et leurs entreprises vers une intégration plus profonde grâce à de nombreuses propositions gagnant-gagnant. Il portait un message clair de prospérité économique partagée, de résolution pacifique des conflits et d’inclusion significative du secteur privé dans divers domaines de l’économie, y compris l’investissement, les coentreprises et la coopération financière dans le cadre de la phase 2.0 du corridor économique Chine-Pakistan (CPEC).
D’un point de vue géo-économique, la visite sert de nouvelle rampe de lancement pour la phase 2.0 du CPEC, garantissant de nouveaux investissements, améliorant les perspectives de coentreprises et identifiant un terrain d’entente pour une industrialisation qualitative grâce à la numérisation, à l’intelligence artificielle, aux technologies vertes et quantiques et à la poursuite de la consolidation de l’agriculture hybride. La rencontre du Premier ministre Sharif avec le Premier ministre chinois Li Qiang à Pékin a marqué le point culminant des relations économiques entre le Pakistan et la Chine, relançant et redynamisant efficacement la phase 2.0 du CPEC.
La visite facilitera également le retour des entreprises privées chinoises au Pakistan, en particulier dans le cadre de la phase 2.0 du CPEC, faisant du pays un véritable champion de la prospérité socio-économique, de l’intégration financière, de la connectivité transrégionale et de la croissance industrielle. Le passage du développement des infrastructures à la durabilité économique, à l’élimination de la pauvreté, à la création d’emplois et à un développement social à grande échelle piloté par la participation du secteur privé est au cœur de cet engagement renouvelé.
Le précédent voyage du Premier ministre Sharif dans la province du Zhejiang incarne une diplomatie économique astucieuse, diversifiant davantage la portée, l’utilité, la productivité et l’importance des liens économiques entre le Pakistan et la Chine et la phase 2.0 du CPEC. En tant que l’un des centres de développement du secteur privé les plus dynamiques de Chine, le Zhejiang a déjà connu un engagement commercial considérable au Pakistan. Cette visite a envoyé un signal fort et positif, indiquant que le Pakistan accueille davantage d’entreprises privées chinoises souhaitant se développer sur son marché, insufflant ainsi un nouvel élan à la coopération économique bilatérale.
La visite visait à transformer la phase 2.0 du CPEC en mettant l’accent sur l’intelligence artificielle, les énergies renouvelables, la fabrication de pointe et le commerce électronique. La participation de Sharif à la conférence sur l’investissement interentreprises (B2B) Pakistan-Chine à Hangzhou, qui a rassemblé des centaines d’entreprises, a encore amélioré les perspectives d’un rôle solide des entreprises privées dans la phase 2.0 du CPEC.
Le fait que la visite ait attiré de nouveaux investissements par le biais de protocoles d’accord (MoU) axés sur les coentreprises, la délocalisation industrielle et les exportations agricoles, plutôt que sur les prêts d’infrastructure traditionnels est un développement prometteur. Les protocoles sur les exigences de quarantaine, sanitaires et phytosanitaires pour les exportations de maïs et de fruits secs et de noix renforceront encore les exportations agricoles vers la Chine. De plus, le protocole d’accord sur le soutien au libre-échange et au multilatéralisme, l’approfondissement des échanges en matière de développement économique et l’établissement d’une relation formelle de province sœur entre le Pendjab et le Zhejiang constitueront une valeur ajoutée significative.

De plus, les protocoles d’accord dans des secteurs tels que la production de panneaux solaires, la technologie agricole et l’énergie hydrogène représentent un pas de géant pour attirer davantage d’investissements directs étrangers de la part des entreprises privées chinoises. Ces initiatives créent de nombreuses propositions bénéfiques pour la phase 2.0 du CPEC.
Les engagements de Sharif au-delà de Pékin reflètent également l’intention du Pakistan d’approfondir les échanges entre les peuples avec davantage de provinces chinoises et de renforcer le soutien public à une coopération bilatérale plus large. De tels arrangements renforceront la compréhension mutuelle entre les deux peuples et faciliteront la coopération dans divers domaines.
Sur le plan géopolitique, la visite a mis en lumière le véritable caractère, l’essence et l’importance stratégique de l’amitié incassable entre le Pakistan et la Chine et l’approfondissement du partenariat à toute épreuve à travers des discussions sur la paix, la stabilité et la sécurité régionales. La description par le président chinois Xi Jinping du Pakistan comme d’un ami indéfectible et son engagement à approfondir le partenariat à toute épreuve ont constitué le point culminant de la visite.
La déclaration officielle de Xi selon laquelle la Chine donnera toujours la priorité à ses relations avec le Pakistan, ainsi que la réaffirmation de Sharif selon laquelle ce partenariat à toute épreuve reste la pierre angulaire de la politique étrangère du Pakistan, tracent la voie à suivre pour les relations bilatérales. Il sert de feuille de route pour renforcer davantage les liens économiques, la coopération industrielle et les contacts entre les peuples. La réitération de Sharif selon laquelle le partenariat de coopération stratégique à toute épreuve entre le Pakistan et la Chine a pris une importance stratégique encore plus grande dans un environnement régional et mondial en évolution parle d’elle-même.
En résumé, la visite, coïncidant avec le 75e anniversaire des relations diplomatiques entre le Pakistan et la Chine, a renforcé les liens bilatéraux grâce à la signature de nombreux protocoles d’accord et a accéléré la prochaine phase de coopération stratégique dans le cadre du CPEC 2.0. Il a considérablement stimulé l’économie du Pakistan, l’orientant vers plus de stabilité, de durabilité et de modernisation, la délocalisation d’industries de qualité jouant un rôle essentiel.
