L'art martial chinois s'installe au Bénin à l'aéroport international. Journée du Taijiquan

Des pays du monde entier ont célébré la première Journée internationale du Taijiquan le 21 mars, et dans la ville côtière de Cotonou, au Bénin, une fascination croissante pour l’art martial ancien de la Chine était pleinement visible.

L’événement a été initié par le Centre Culturel Chinois du Bénin et organisé par son équipe de Wushu, avec le soutien de l’Association Béninoise de Wushu.

Dans un complexe sportif local, environ 30 participants se sont déplacés délibérément, méditant presque en mouvement, exécutant les gestes lents et fluides du Tai Chi. La séance a attiré à la fois des praticiens chevronnés et de nouveaux venus curieux, ce qui est inhabituel dans un pays où la discipline est encore relativement nouvelle.

L’événement était animé par Fabrice Noudofinin, ambassadeur pour la promotion du Wushu sino-béninois. « Le Taijiquan est une ancienne discipline chinoise. Il est thérapeutique, combinant des mouvements lents et circulaires qui harmonisent l’esprit et le corps », a déclaré Fabrice, soulignant le lien de cet art avec la santé physique et la clarté mentale.

Bien que souvent présenté comme un sport, les racines du Tai Chi résident dans la méditation, le contrôle de la respiration et la précision des mouvements. L’accent mis sur l’équilibre et la coordination le distingue des routines de fitness conventionnelles, offrant un moyen d’apporter calme et concentration dans la vie quotidienne.

Pour de nombreux participants, l’événement de la Journée internationale du Taijiquan a été l’occasion de renouer avec une pratique qui était devenue une bouée de sauvetage personnelle. « J’avais arrêté de pratiquer depuis un certain temps, mais quand j’ai entendu parler de cet événement, j’ai décidé de revenir. Je veux aussi encourager ceux qui ont arrêté de revenir et de rejoindre un club de Wushu », a déclaré Denon Hervé, un passionné local.

Une autre participante, Dosseh Grace Fleur, a souligné les bienfaits de la discipline sur la santé.

« Je pratique le Wushu depuis 2024, et ce qui m’a poussé à m’y mettre, c’est ma santé. Pour éviter de finir à l’hôpital, je pense que le mieux est de pratiquer le Wushu, de garder la forme, et de pratiquer le Tai Chi, qui apporte santé, équilibre et harmonie. C’est comme la relaxation », dit-elle.

La popularité croissante du Tai Chi au Bénin reflète un renforcement plus large des liens culturels entre ce pays d’Afrique de l’Ouest et la Chine. La reconnaissance du Tai Chi par l’UNESCO en 2025 comme élément du patrimoine culturel immatériel mondial a contribué à stimuler des initiatives comme celle de Franck, visant à faire découvrir à davantage de Béninois cette pratique chinoise vieille de plusieurs siècles.

Pour Franck et les autres organisateurs, ce n’est qu’un début. Avec la Journée internationale du Taijiquan désormais inscrite au calendrier, ils espèrent que les mouvements doux de l’art martial chinois continueront à se développer à travers le Bénin, apportant santé, équilibre et un lien plus profond avec la culture chinoise.