La chasse aux adeptes de Gülen s’étend au Turkménistan

La chasse aux adeptes de Gülen s’étend au Turkménistan

Le Turkménistan subit de plein fouet la crise politique en Turquie après la tentative de coup d’Etat avortée de juillet. Une centaine d’adeptes présumés du prédicateur islamiste turc Fethullah Gülen, exilé aux États-Unis et accusé par Ankara d’être à l’origine de la tentative de renversement, ont été emprisonnés par les services secrets du Turkménistan depuis le mois d’octobre.

Nepès Azizov, étudiant turkmène vivant à l’étranger, confie que ces adeptes présumés se retrouvent généralement enfermés 30 à 40 jours et se font torturer jusqu’à ce qu’elles prononcent le nom d’un autre partisan, selon les informations du site russe Eurasianet.

Les voisins du Turkménistan en Asie Centrale, le Kazakhstan et le Kirghizistan, refusent de leur côté de persécuter les partisans de Gülen. Mais l’influence de la Turquie est trop importante au Turkménistan, il est donc impossible pour le gouvernement de ce pays de ne pas répondre aux exigences d’Ankara, sous peine de mettre à mal l’économie nationale.

Des écoles gülenistes fermées

Les premières écoles gülenistes ont vu le jour en 1993 au Turkménistan, elles ont une très bonne réputation en raison des méthodes « à l’occidentale » qu’elles emploient, explique le site turkmène Gündogar. Mais la majorité d’entre elles ont fermé leurs portes en 2011 à la demande du président Gourbangouly Berdymoukhammedov. Leur capacité d’influence, qui faisait de l’ombre au pouvoir turkmène, aurait été la cause de ces fermetures, affirment de nombreux observateurs.

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