Décès d’un randonneur en Italie : une autopsie pour mettre fin à la polémique ?

Décès d’un randonneur en Italie : une autopsie pour mettre fin à la polémique ?

Disparu le 9 août dernier sur un chemin au sud de l’Italie, un randonneur français a finalement été retrouvé sans vie neuf jours plus tard. Un drame qui a engendré une polémique avant même le dénouement final puisque les secouristes italiens ont mis plus d’une semaine à retrouver le randonneur malgré son appel passé juste après sa chute. Les premiers résultats de l’autopsie éteindront peut-être la polémique dans la mesure où la victime aurait rapidement succombé à une hémorragie interne.

Simon Gautier se trouvait à 200 kilomètres au sud de Naples afin de s’adonner à sa passion : la randonnée. Victime d’une lourde chute le 9 août dernier, l’étudiant habitant Rome a pu appeler les secours italiens depuis son téléphone portable et leur a signalé qu’il avait les deux jambes cassées. Mobilisés, les secouristes ont ratissé la région sans succès pendant plus d’une semaine avant de retrouver le corps de Simon Gautier le 18 août. Un délai qui a entraîné des questions et une salve de critiques, le jeune homme ayant peut-être pu être sauvé si les secours l’avaient retrouvé avant.

Le corps du malheureux randonneur a été autopsié et il apparaît qu’en plus de multiples fractures aux jambes, l’étudiant de 27 ans a vu son artère fémorale se rompre. Ce serait donc une hémorragie qui ait causé son décès très peu de temps après la chute. Des analyses complémentaires doivent encore être effectuées et pour le moment une enquête pour homicide involontaire a été ouverte par le procureur de Vallo della Lucania. Si la cause et la rapidité du décès sont confirmés, la polémique entourant l’absence de localisation de l’appel pourrait s’amoindrir, mais les secours italiens ne pourront pas faire longtemps l’économie d’une réforme.

Contrairement à treize pays européens, l’Italie ne dispose pas de système de localisation des appels lorsque les secours sont joints. Un dispositif appelé AML pourtant prévu par la loi italienne (2009), mais qui n’a jamais vu le jour sur le terrain. Parfois sceptiques quant à la qualité des secours italiens, les médias français ont toutefois oublié que la France n’a pas activé non plus ce système pourtant fort utile. L’heure est aujourd’hui à la tristesse pour la famille de Simon Gautier, au travail pour la justice italienne et a une réflexion de fond en ce qui concerne les dispositifs de secours. La tragique mort du jeune homme sera peut-être à l’origine de changements positifs.

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