La résolution de l’ONU condamnant l’attaque chimique de Khan Cheikhoun bloquée par la Russie

La résolution de l’ONU condamnant l’attaque chimique de Khan Cheikhoun bloquée par la Russie

Moscou a sans surprise opposé son droit de veto à un résolution de l’ONU condamnant l’attaque chimique et demandant au régime syrien de coopérer dans l’enquête visant à déterminer la responsabilité de l’usage d’agents chimiques. En parallèle, le président russe Vladimir Poutine a reçu au Kremlin le secrétaire d’Etat américain, Rex Tillerson.

La Russie protège son alliée

Tandis que Vladimir Poutine recevait au Kremlin Rex Tillerson, le secrétaire d’Etat américain sur fond de tensions entre la communauté internationale et le régime syrien, Moscou a opposé son droit de veto afin de bloquer une résolution du Conseil de sécurité et ainsi protéger Damas. Depuis 2011 et le début de la guerre en Syrie, la Russie s’est opposé pas moins de huit fois (en comptant ce veto) à une résolution en vue de garantir la protection de son allié syrien.

Ce dernier projet de résolution, porté par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France, demandait la mise en place d’une enquête internationale en exigeant la coopération de Damas sur l’attaque chimique qui a eu lieu à Khan Cheikhoun, en Syrie, alors que le régime nie avoir utilisé des armes chimiques.

Si cette résolution avait été adoptée, l’ensemble de la communauté internationale aurait pu apporter son soutien aux enquêteurs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC).

Parmi les quinze membres siégeant au Conseil de sécurité des Nations unies, la Bolivie a également voté contre le texte, alors que dix se sont prononcés en sa faveur. Trois nations se sont abstenues, la Chine, le Kazakhstan et l’Ethiopie.

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