La nouvelle coalition gouvernementale italienne est en place

La nouvelle coalition gouvernementale italienne est en place

Difficile de quitter la scène politique italienne quelques jours sans la retrouver chamboulée à la plus grande surprise de tous. La coalition dirigée par Giuseppe Conte a volé en éclats sous la pression de Matteo Salvini et au lieu d’élections législatives espérées par ce dernier, c’est une autre coalition toujours sous la direction de Conte qui a vu le jour. Le nouveau gouvernement a obtenu la confiance des sénateurs et est déjà à l’œuvre au niveau européen pour accélérer le développement du sud italien.

Les gouvernements se suivent et ne se ressemblent pas à Rome. Après l’alliance La Ligue-M5S, c’est au tour de M5S et du Parti Démocrate (PD) de diriger ensemble le pays. Le Premier ministre reste le même – Matteo Salvini – grâce à sa première expérience concluante où il a su ménager autant que faire se peut les susceptibilités et composer avec les différences politiques des deux partenaires. Sans surprise, le Premier ministre italien a vu son gouvernement obtenir le vote de confiance du Sénat (169 voix contre 133).

Conte reconduit, mais avec un nouvel ennemi intime sur les bras en la personne de Matteo Salvini qui l’a accusé d’être « cloué à son fauteuil (…) comme une vieille momie de la première république ». L’ancien ministre de l’Intérieur italien a ajouté : « Vous êtes la minorité dans le pays (…) vous pouvez fuir pendant quelques mois, mais pas à l’infini ». Une référence aux prochaines élections régionales.

Le sort de tous les acteurs politiques est incertain, mais Giuseppe Conte entend poursuivre sa politique notamment à Bruxelles où il a demandé l’obtention d’un statut spécial pour le sud de l’Italie. Sur sa page Facebook, le Premier ministre a écrit : « nous devons essayer d’obtenir de l’Europe la reconnaissance d’un statut spécial pour pouvoir adopter des mesures extraordinaire en faveur du développement ». Le sud italien est historiquement moins développé que le nord et les chiffres de 2018 sont effrayants. Selon M5S, le chômage des jeunes dépasse les 50 % tandis que 1,8 million de familles vivent dans la pauvreté absolue selon Eurostat.

Il est évident que si d’aventure Giuseppe Conte parvenait à arracher un tel statut à l’Union européenne et à la nouvelle présidente de la Commission européenne, les élections régionales à venir serait bien engagées pour la coalition présentement au pouvoir. Tous les yeux sont donc fixés à Rome, mais aussi à Bruxelles.

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