L’avenir d’Angela Merkel s’assombrit

L’avenir d’Angela Merkel s’assombrit

La Chancelière allemande traverse une période délicate qui pourrait bien être le préambule à une chute espérée par beaucoup sur la scène politique allemande. Angela Merkel est affaiblie sur deux plans : physique et politique. La cheffe du gouvernement allemand a connu une troisième crise de tremblements en l’espace de trois semaines. Une faiblesse physique apparente qui ne peut que finir par renforcer la pression politique à laquelle elle fait face et qui va s’intensifier tout au long de l’été.

Ce mercredi 10 juillet, Angela Merkel a une nouvelle fois été filmée en pleine crise de tremblements. C’est la troisième fois en trois semaines que la Chancelière allemande est sujette à un tel épisode. L’inquiétude commence à s’installer en Allemagne malgré les déclarations rassurantes de la première concernée. « Je vais bien » a déclaré la Chancelière qui a pris soin de rappeler que sa bonne santé et sa préservation étaient de la plus haute importance pour elle-même. Une logique qui ne peut toutefois pas entièrement rassurer des électeurs allemands habitués à voir une cheffe du Gouvernement tenant solidement les rênes du pouvoir.

Les questions sur l’état de santé de la Chancelière vont bon train et ne font que renforcer les discussions autour d’un avenir politique qui s’assombrit. Le 1er septembre prochain, deux Länder d’ex-Allemagne de l’Est devront élire leurs représentants (Saxe et Brandebourg) devançant de près de deux mois le scrutin qui aura lieu en Thuringe. Des élections à haut risque pour les partis de la coalition gouvernementale. Si la CDU-CSU devrait s’en sortir sans trop de dommages, le SPD craint une grosse déconvenue dans la lignée des élections européennes. La patronne du SPD a démissionné et si le poste est aujourd’hui ouvert, la question principale est de savoir si le parti quittera ou non la coalition dirigée par Angela Merkel.

Pour le moment, seul Sigmar Gabriel, multiple ministre sous la direction d’Angela Merkel, estime que seul un départ de la coalition permettra au SPD de limiter la casse. Une position qui n’est officiellement pas suivie par les autres grandes figures du parti, mais les choses pourraient évoluer rapidement notamment à l’occasion du bilan de mi-mandat qu’a imposé le SPD à Angela Merkel au moment de la constitution de sa quatrième coalition. La menace d’un départ du SPD fragilise la Chancelière et un départ effectif signifierait la fin anticipée de son dernier mandat. La rentrée sera donc déterminante pour l’avenir de la Chancelière.

 

 

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