Les droites espagnoles se dressent pour l’unité nationale

Les droites espagnoles se dressent pour l’unité nationale

Ce dimanche, des milliers d’Espagnols sont descendus dans la rue pour manifester contre le Premier ministre socialiste Pedro Sanchez. Le chef de l’exécutif est accusé de mettre à mal l’unité du pays en étant trop souple avec les indépendantistes catalans. Pedro Sanchez s’en défend, mais la nomination d’un médiateur pour résoudre la crise avec les indépendantistes est au mieux perçue comme une preuve de faiblesse par l’opposition.

Gouverner est une tâche bien difficile et après avoir critiqué un gouvernement depuis le fauteuil de l’opposition, il faut prendre des décisions. Le socialiste Pedro Sanchez ne recule pas devant l’obstacle, mais il est peu de dire que sa politique vis-à-vis des indépendantistes catalans est remise en question. Le Premier ministre porte un discours unitaire, mais selon les partis de droite, il se montre démesurément conciliant avec les hérauts de l’indépendance catalane. C’est en tout cas l’impression qu’il donne aux électeurs de droite.

Ils étaient entre 45 000 (selon la police) et plus de 200 000 (selon les organisateurs) à participer à une grande manifestation en faveur de l’unité espagnole. Réunis à l’appel du PP et de Ciudadanos, les Espagnols plutôt marqués à droite ont été rejoints par des électeurs du parti d’extrême droite Vox. La manifestation a mis à l’honneur les drapeaux espagnols à laquelle a participé l’ancien Premier ministre français Manuel Valls. Il brigue désormais la mairie de Barcelone et milite depuis des mois contre l’indépendance de la Catalogne.

Le Premier ministre espagnol estime pour sa part travailler « pour l’unité de l’Espagne » et considère que les partis de droite font preuve d’un manichéisme archaïque en dessinant une « Espagne en noir et blanc ». «  Ce que je fais en tant que chef du gouvernement, en respectant toujours la Constitution, est de corriger une crise d’État que le PP a contribué à aggraver quand il était au pouvoir pendant sept ans » a déclaré Pedro Sanchez. Une réponse qui rappelle qu’un gouvernement met toujours sur le dos de ses prédécesseurs les problèmes qu’il rencontre. Que ce soit vrai ou non est une autre histoire.

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