L’économie japonaise rebondit au 4e trimestre

L’économie japonaise rebondit au 4e trimestre

Plutôt discrète en ces temps économiques troublés, la troisième puissance mondiale connaît un petit regain de forme au quatrième trimestre. Le PIB a progressé de 0,5 % par rapport au trimestre précédent. Une bonne nouvelle après des événements climatiques qui ont ralenti le rythme de croissance. La prudence reste toutefois légitime en raison d’une guerre commerciale entre les deux premières économies du monde qui commence à toucher l’archipel nippon.

Les prévisions concernant la croissance japonaise ne se sont pas vérifiées. L’économie nippone a réussi à accrocher une croissance plus élevée avec 0,5 % contre 0,3 % selon les estimations initiales du gouvernement. Entre octobre et décembre, le PIB a augmenté de 1,9 % en rythme annualisé. Là encore, c’est mieux que les prévisions qui tablaient sur une hausse de 1,4 %. Les autorités japonaises peuvent se réjouir de ces bonnes performances après un troisième trimestre marqué par un séisme et une série de typhons qui ont frappé les entreprises du pays.

Le quatrième trimestre a été porté par des investissements productifs en hausse de 2,7 %. Cela constitue la meilleure performance en la matière depuis le premier trimestre 2015. Autre facteur plus important encore, la consommation intérieure a progressé de 0,4 % par rapport au trimestre précédent. Une hausse clé dans la mesure où la consommation privée représente environ 60 % du PIB. La consommation des ménages a progressé de 2 % en rythme annualisé alors qu’une baisse de 0,4 % était attendue.

Les voyants sont donc au vert, mais le contexte international devient de plus en plus délicat. Pris dans l’étau américano-chinois, la troisième économie mondiale peine à exporter autant qu’elle le voudrait. Les tensions entre Pékin et Washington ont des répercussions sur les autres économies et le Japon n’échappe pas à la règle. Les rumeurs d’un prochain règlement de la situation, si elles devaient se vérifier, feraient bien les affaires nippones, mais Tokyo n’a aucun moyen d’influencer une sortie de crise. Les autorités et entreprises japonaises doivent donc se montrer patientes et espérer que la croissance tienne jusqu’à ce qu’un accord commercial soit signé.

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