La Nouvelle-Calédonie rejette l’indépendance

La Nouvelle-Calédonie rejette l’indépendance

C’est un scrutin pas tout à fait comme les autres qui s’est conclu aujourd’hui à 16 000 kilomètres de Paris. La Nouvelle-Calédonie, terre française au milieu de l’Océan Pacifique a voté aujourd’hui sur un sujet des plus importants. Les Calédoniens étaient appelés à se prononcer sur leur indépendance ou non vis-à-vis de la France. Un referendum qui a été très mobilisateur et qui a vu une victoire contre l’indépendance malgré un bon score des indépendantistes.

Ce sont 80 % des électeurs qui n’ont pas voulu manquer un scrutin historique qui va marquer la Nouvelle-Calédonie. Le 4 novembre, ils sont environ 180 000 Calédoniens en âge de voter et inscrits sur les listes électorales à s’être prononcés en faveur du « oui » ou du « non ». Le « non » à l’indépendance l’a emporté à 56,4 % et a été célébré par une majeure partie des formations politiques. Le président de la République française, Emmanuel Macron, s’est exprimé à 13 heures (23 heures à Nouméa) et a exprimé sa « fierté que la majorité des Calédoniens aient choisi la France ». « Une marque de confiance en la République » selon le chef de l’Etat.

Si un certain soulagement est perceptible au sein de la classe politique française, le score plus serré que prévu engendre d’ores et déjà des craintes chez ceux qui ont voté et soutenu le non à l’indépendance. Le président de la République a appelé tout le monde à « se tourner vers l’avenir » sans mentionner toutefois que ce scrutin ne clôt pas le chapitre d’une possible indépendance de la Nouvelle Calédonie. En effet, dans les accords signés avec les indépendantistes, le scrutin du 4 novembre en appelle deux autres qui devront départager une bonne fois pour toutes les pro et anti-indépendance.

En effet, en cas de victoire du non – comme c’est aujourd’hui le cas – les électeurs sont appelés à valider de nouveau leur choix au cours des prochaines années. Un processus qui laisse le jeu ouvert et qui interdit aux détracteurs de l’Etat français de dénoncer un scrutin trop formaté pour en arriver à une surprise électorale. Avec près de 44 % des voix, ce sont ainsi les indépendantistes qui peuvent se montrer confiants. La France peut, elle, s’honorer d’avoir mis en place un scrutin démocratique sans aucune violence malgré l’enjeu, mais cette victoire de 2018 ne présage pas forcément de prochains succès dans les urnes.

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