Congé paternité : l’Espagne modèle de progressisme

Congé paternité : l’Espagne modèle de progressisme

Alors qu’un pays comme la France glose sans cesse sur le progressisme sans donner de définition claire, son voisin espagnol vient de faire un grand pas vers l’égalité femme-homme. En effet, le Parlement a voté à l’unanimité un allongement du congé paternité afin de mettre les pères et les mères sur le même pied d’égalité. Un exemple d’une société qui s’intéresse vraiment à l’égalité et dont vont profiter les familles. A méditer pour tous les pays qui parlent beaucoup sur les concepts, mais dont les réalisations sont peu nombreuses.

Seize semaines de congé paternité. C’est ce dont les pères espagnols pourront jouir à compter de 2021 à la naissance de leur enfant. Quatre mois auprès de leur nourrisson et de leur compagne afin d’accompagner ceux qu’ils aiment lors des premiers mois féériques, mais très fatiguant d’un bébé. Les députés espagnols ont voté cette mesure à l’unanimité, laquelle va être mise en place progressivement. Jusqu’au 1er avril, le congé paternité était de cinq semaines. Il est passé à huit avec l’obligation de prendre au moins deux semaines de congé à la naissance. Les six autres semaines peuvent être prises lors de l’année qui suit la naissance.

Un premier pas spectaculaire déjà surtout au regard des onze jours dont bénéficient les pères français. De l’autre côté des Pyrénées, la musique n’est pas la même puisqu’en 2020, le congé paternité passera à douze semaines avant d’atteindre les seize semaines en 2021 comme pour les femmes. Voilà un exemple d’égalité femme-homme qui sert réellement le couple et les nourrissons. L’Espagne est largement en avance sur ses voisins et fait preuve d’un progressisme réel quand d’autres préfèrent discourir sans mesures concrètes derrière.

La presse française relate avec émerveillement le progressisme espagnol sans comprendre – la plupart du temps – que la politique, ce sont des décisions et non des fanfaronnades verbales destinées à classer les gens en bons ou méchants pour mieux les inciter à voter de telle ou telle manière. Taxée de société patriarcale dans laquelle la religion joue un trop grand rôle, l’Espagne démonte les clichés et rappelle par ailleurs que le socialisme n’est pas seulement un progressisme de papier qui s’évertue à mettre en place des mesures libérales bien éloignées de son corpus idéologique. Une leçon à méditer pour le personnel politique français et d’ailleurs.

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