L’Europe de l’Est craint le retour de l’ours russe

L’Europe de l’Est craint le retour de l’ours russe

L’histoire marque les consciences et les comportements politiques. La chose se vérifie encore aujourd’hui à l’Est du continent européen où neuf anciens pays du bloc soviétiques s’inquiètent des visées « impérialistes » de la Russie. Réunis en Slovaquie, la Bulgarie, Hongrie, Pologne, République tchèque, Roumanie, trois pays baltes et le pays hôte ont voulu afficher leur solidarité. Ces pays sont tous membres de l’Union européenne et surtout de l’OTAN. Une double appartenance qui ne les rassure pourtant pas complètement face à une Russie qui engendre une certaine crainte.

La ville de Kosice en Slovaquie a été le théâtre d’une réunion au sommet entre neuf pays d’Europe de l’Est. Des pays tous issus de l’ex-bloc soviétique et qui ont rejoint l’OTAN il y a quinze, voire même vingt ans pour certains. Une alliance atlantique qui les rassure, mais qui n’efface pas les craintes face à une Russie perçue de nouveau comme « impérialiste ». Le communiqué final rédigé par les chefs d’Etat assure que « Nous sommes confrontés aux dangers (…) les plus graves depuis une génération ».

Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, était également présent et a donné le ton des échanges : « Nous avons des événements à célébrer. Mais en même temps, nous ne pouvons nous permettre de baisser la garde. Le monde est plus complexe et imprévisible que jamais. Le seul moyen de faire face à un monde plus imprévisible est de rester forts, de rester unis et de continuer à s’adapter ». Un message reçu cinq sur cinq et même explicité par le président slovaque Andrej Kiska : « Nos partenaires baltes nous ont parlé des angoisses ressenties par leurs sociétés qui voient ce qui se passe en Ukraine, en mer Noire ou en mer Baltique ».

Des épisodes guerriers qui ont marqué les pays d’Europe de l’Est dont la Pologne. Le président polonais a une nouvelle fois milité en faveur de l’accueil de la Géorgie, Moldavie, Ukraine et Macédoine au sein de l’OTAN. Une ligne rouge pour la Russie qui ne cesse de rappeler que l’extension de l’Alliance militaire atlantique constitue une agression vis-à-vis de ses intérêts. Le dialogue entre les pays d’Europe de l’Est membres de l’OTAN et la Russie semble de plus en plus compliqué. L’ours russe fait peur et les bisbilles au sujet du Traité sur les armes nucléaires de portée intermédiaire (FNI) alimentent plus encore des craintes séculaires.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.