L’accord sur le Brexit validé par l’UE

L’accord sur le Brexit validé par l’UE

Le divorce entre l’Union européenne et le Royaume-Uni a été validé ce dimanche 25 novembre à l’issue d’un Conseil européen extraordinaire. Les négociateurs auront ainsi réussi à déminer tous les pièges afin de faire sortir le Royaume-Uni de l’UE en accord avec le référendum populaire de juin 2016. Si cette sortie constitue « une tragédie » selon Jean-Claude Juncker, il est aussi la première phase d’un long processus qui doit voir le Parlement britannique voter en faveur de l’accord. Un vote pour le moins incertain malgré les efforts de Theresa May pour rassembler sa majorité.

Malgré les menaces, le découragement, les tensions et les départs au sein de son gouvernement, Theresa May a tenu bon et a su arriver à bon port. L’accord sur le Brexit a été validé par l’Union européenne au terme d’un sommet extraordinaire qui n’a pas été gâché par les menaces de l’Espagne. Le gouvernement de Pedro Sanchez s’est cabré au sujet de la question de Gibraltar. Les inquiétudes espagnoles ont finalement été apaisées et l’accord a été validé. Une journée solennelle pour l’Union européenne qui vit le premier départ d’un de ses pays membres depuis sa création.

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker a d’ailleurs exprimé sa tristesse face à « une tragédie » Dans la même veine, le président français appelle à « tirer toutes les conséquences » de ce retrait britannique, assurant que l’ « Europe a besoin d’une refondation ». La partie est donc jouée du côté européen en attendant de nouvelles impulsions destinées à faire revivre le rêve d’une Union plus protectrice des peuples. Du côté de Theresa May, il s’agit d’une grande victoire, mais non pas de la fin du parcours du combattant.

Si l’accord doit entrer en vigueur, cela dépend désormais du feu vert du Parlement britannique. Or, la faible majorité dont bénéficie Theresa May est extrêmement divisée. L’approbation (ou le rejet) aura lieu vers le 10 décembre et la Première ministre va concentrer toute son énergie pour convaincre chaque parlementaire. Theresa May a fait la promotion de cet accord en direct à la télévision avec pour mot d’ordre que le texte « est bon pour le Royaume-Uni ». Les milieux économiques sont quant à eux déjà convaincus puisqu’ils vivent dans la hantise d’un « no deal ».

Le Brexit entrera en vigueur le 29 mars si l’accord est voté par le Parlement britannique et verra une période transitoire de deux ans (voire de trois ans) pendant laquelle presque rien ne changera par rapport à la situation actuelle. Le Brexit n’est donc pas encore consommé même si sa conclusion n’a jamais été aussi proche.

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