Merkel s’inquiète de l’influence chinoise dans les Balkans

Merkel s’inquiète de l’influence chinoise dans les Balkans

L’influence grandissante de la Chine aux quatre coins du monde est jugée avec une certaine circonspection par ses partenaires. L’Allemagne, grand pays exportateur et moteur de l’économie européenne vient de mettre en garde Pékin contre une politique commerciale déséquilibrée. Une sortie plutôt musclée qui s’inscrit en réponse au grand projet des « nouvelles routes de la soie » développé par la Chine et qui doit lui permettre de renforcer son influence notamment dans les pays des Balkans.  

Angela Merkel, la chancelière allemande, est connue pour choisir ses mots avec soin. Ainsi, ses critiques à l’encontre de Pékin au sujet de la réciprocité dans les relations commerciales marquent bien une volonté de tracer une ligne jaune. La cheffe du gouvernement allemand regrette que la Chine ne soit pas aussi ouverte que la mondialisation et les échanges bilatéraux ne l’exigent. Plus précisément, Merkel n’aime pas la tendance chinoise à lier relations commerciales « à des questions politiques ». Une manière de faire qui ne contribue pas « au libre-échange ».

Au cœur de cette tension naissante se trouve le projet chinois de « nouvelles routes de la soie ». Il s’agit d’investir massivement dans certains pays européens dont certains ne sont pas membres de l’Union européenne. La Macédoine est l’un des réceptacles des investissements de l’Empire du Milieu et se réjouit d’une aide qui aura certainement une contrepartie politique. La Grèce est également l’objet des attentions chinoises à tel point que les pays européens s’inquiètent de voir ce pays sous complète influence.

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