Travailleurs détachés : le bras de fer franco-polonais continue

Travailleurs détachés : le bras de fer franco-polonais continue

Alors que le Conseil européen s’est achevé ce vendredi 20 octobre, la question épineuse des travailleurs détachées constitue toujours un point d’achoppement entre la France et plusieurs pays européens notamment à l’Est. La Pologne a pris la tête de ces pays qui estiment que cette clause de 1996 doit perdurer afin de les aider à rattraper leur retard économique.

Depuis plusieurs mois, le nouveau président français, Emmanuel Macron, fait la promotion de « l’Europe qui protège » afin de rassurer des électeurs de plus en plus sceptiques quant aux bienfaits d’une Union européenne désincarnée. La polémique sur les travailleurs détachés n’est pas nouvelle dans l’Hexagone, mais elle a rebondi depuis que le chef de l’Etat s’en est saisie afin de démontrer que les règles européennes peuvent changer et être plus protectrices en matière sociale.

La directive permet à des travailleurs d’un pays de l’UE de venir exercer leur activité pour une période de 24 mois dans un autre pays tout en continuant de payer leurs contributions sociales dans leur pays d’origine. Ce dispositif qui profite à plusieurs centaines de milliers de personnes (aucun chiffre ne fait consensus) est très mal reçu dans des pays comme la France qui y voient de la concurrence déloyale. Les antagonismes sont importants entre les pays de l’Est et Paris à ce sujet, mais les dernières déclarations sont moins acerbes qu’il y a plusieurs jours encore. Il se murmure que la période de 24 mois pourrait être réduite de moitié afin de trouver un consensus et ne pas déstabiliser une UE déjà en proie à plusieurs crises d’importance.

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