Le Kazakhstan veut entrer dans la cour des grands

Le Kazakhstan veut entrer dans la cour des grands

Le Kazakhstan est à la croisée des chemins. Un quart de siècle après son indépendance, ce pays méconnu, mais au fort potentiel entend devenir un acteur incontournable des relations internationales. Pour cela, l’exécutif planche sur ne transformation de l’économie qui incitera les entreprises et investisseurs étrangers à faire un pari (peu risqué) sur l’avenir. Eléments d’explication.  

Quand le Kazakhstan a reçu son indépendance plus qu’il ne l’a arraché en 1991, le pays était peu développé. Les industries peu nombreuses et un seul endroit mondialement connu était la base de lancement des fusées et satellites russes située à Baïkonour. Depuis, pas grand-chose n’a changé. Baïkonour reste le nom le plus connu, le président Nazarbaïev est toujours au pouvoir, mais il existe pourtant comme un parfum de changement.

Le pouvoir souhaite faire du Kazakhstan une puissance à la hauteur de ses ressources et de sa situation géographique très favorable. Voisin de la Russie et de la Chine, le pays suscite de nombreuses convoitises et est désormais prêt à lever ses barrières en cas d’échanges fructueux. Le Kazakhstan appartient à l’Union économique eurasiatique qui comprend la Russie, la Biélorussie, l’Arménie et le Kirghizstan. Il y a assez pour attirer les investisseurs étrangers et faire ainsi évoluer une économie encore trop dépendante des hydrocarbures.

Les hydrocarbures représentent 60% des exportations du pays et pas moins de 20 % de son PIB. Alors que les cours mondiaux remontent péniblement après des années très difficiles, les autorités ont décidé de se lancer dans une modernisation de l’économie. La feuille de route « Digital Kazakhstan-2020 » est rassurante pour les investisseurs étrangers et tout est fait pour attirer les grandes entreprises européennes dans le pays. Les forum et rencontres économiques se succèdent et des entreprises comme Leroy Merlin Air Liquide et UBS font parties des nombreux noms qui vont ou qui sont en train de franchir la frontière.

Le potentiel est immense puisque des vagues de privatisation sont attendues. Le pays souhaite également se développer rapidement dans le domaine des infrastructures. Les entreprises européennes se laissent désormais assez facilement convaincre. Toutefois, la révolution économique lancée par les autorités devrait prendre des accents aussi culturels, car l’abandon de l’alphabet cyrillique est envisagé à l’horizon 2025. Le Kazakhstan entend prendre sa place parmi les 30 premières économies de la planète quitte à ce que cette évolution se fasse au détriment de son riche patrimoine immatériel. Les entreprises étrangères sont prévenues.

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