L’avant-garde russe de Gand est-elle frauduleuse ?

L’avant-garde russe de Gand est-elle frauduleuse ?

Le musée des Beaux-Arts de Gand est dans la tourmente depuis qu’un groupe d’experts a jugé l’origine de plusieurs dizaines d’œuvre « hautement discutable ». Il s’agit d’œuvres de l’avant-garde russe issues de la collection d’un célèbre, mais néanmoins sulfureux collectionneur belgo-russe, Igor Toporovski. Une enquête a été ouverte et le musée des Beaux-Arts a préféré retirer les œuvres incriminées le temps de faire la lumière sur une affaire en peintures troubles.

Les visiteurs du musée des Beaux-Arts de Gand ont-il pu apprécier des œuvres originales ou des faux ? La question est si sérieuse qu’elle fait l’objet d’une enquête fédérale en Belgique. Le musée a dû retirer les œuvres à l’origine d’une affaire qui implique le collectionneur russo-belge Igor Toporovski. Déjà confronté à de lourds soupçons au sujet de l’authenticité de plusieurs de ses œuvres, Toporovski avait enchanté le musée de Gand avec des pièces réalisées par Kandinsky, Malevitch ou encore Gontcharova.

Pourtant, un groupe d’experts a jugé que 26 des œuvres mises à disposition du musée étaient « hautement discutables ». L’avant-garde russe est un des mouvements artistiques les plus touchés par la production de faux. En raison des doutes de plus en plus forts, le musée de Gand a mis fin au contrat qui le liait à Igor Toporovski, mais c’est désormais à la justice belge de faire la part d’ombre et de lumière. Plusieurs perquisitions ont été menées dans différents lieux en Belgique sans qu’aucune autre information n’ait filtré.

Le monde de l’art belge retient son souffle et espère ne pas être entaché par un scandale qui mettrait à mal toute un univers aux codes si particuliers.

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