Ingérence russe dans les élections américaines : Jeff Sessions se retranche derrière le devoir de réserve

Ingérence russe dans les élections américaines : Jeff Sessions se retranche derrière le devoir de réserve

Les sénateurs américains ont notamment reproché au ministre de la Justice d’entraver l’enquête sur les soupçons de collusion avec la Russie, alors qu’il refusait de livrer certains détails, dans un souci de « confidentialité ».

Entrave à la justice

Jeff Sessions, ministre américain de la Justice, a rejeté la thèse selon laquelle il aurait pu avoir des relations conniventes avec le gouvernement russe, dénonçant un « mensonge détestable », lors d’une audition devant les sénateurs, où son témoignage a semblé allé à contre-sens de celui de l’ex-directeur du FBI, James Comey.

Réputé comme étant très proche de Donald Trump, le ministre a nié toute responsabilité dans cette affaire qui met à mal la présidence.

Certains le soupçonnent pourtant d’être le cerveau de l’affaire, continuant d’agir dans l’ombre, notamment en ayant expressément recommandé le licenciement de James Comey en mai, ce dernier ayant fortement agacé le pouvoir américain avec l’ouverture d’une enquête sur l’ingérence de la Russie dans les élections américaines de 2016.

Durant environ deux heures et demie, Jeff Sessions a répondu aux questions des sénateurs, se réfugiant la plupart du temps derrière le souci de « confidentialité » qui pourrait être transgressé s’il répondait à certaines d’entre elles, notamment celles ayant pour sujet ses discussions avec le président.

Un mutisme qui a eu tendance à irriter les sénateurs de la commission du Renseignement. Le sénateur Martin Heinrich lui reprochant par exemple d’entraver l’enquête.

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