Dix ans après son indépendance, le Kosovo peine à sortir de l’ornière

Dix ans après son indépendance, le Kosovo peine à sortir de l’ornière

Alors que le Kosovo s’apprête à fêter son indépendance arrachée à la Serbie il y a dix ans, les espoirs suscités au sein de la population ont été douchés. Il vaut mieux parler de populations au pluriel, car une partie des difficultés de ce petit Etat vient du fait que Serbes et Albanais entretiennent des relations toujours aussi tendues. Aucune communication n’est établie entre les deux groupes et le Kosovo est rongé par de graves problèmes de corruption.

L’indépendance kosovare tout droit sortie des décombres fumants de la guerre tarde à donner ses fruits. Le pays qui compte près de deux millions d’habitants ne fait pas rêver sa jeunesse. Un mal d’autant plus grand que 70 % de sa population a aujourd’hui moins de 35 ans. Le chômage de masse ne connaît aucune accalmie et le fort degré de corruption n’incite guère les entreprises étrangères à venir tenter leur chance malgré une main d’œuvre très bon marché.

Les Kosovars se désespèrent et ils sont plus d’un demi-million a avoir pris le chemin de l’émigration. Le pays n’offre aucune perspective positive tangible et les blocages au niveau diplomatique n’arrangent en rien la situation. Le pays n’est pas membre de l’ONU et seul une centaine d’Etats le reconnait comme nation souveraine et indépendante. Cinq Etats membres de l’Union européenne ne le reconnaissent pas et une partie du Kosovo reste sous influence directe de la Serbie.

Cette première décennie est celle de la désillusion et les motifs d’espoirs sont bien ténus au sein d’une société divisée où l’Albanie d’une part, et la Serbie d’autre part sont souvent considérés avec plus d’intérêt que le Kosovo lui-même.

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