Erdogan prêt à renoncer à l’Union européenne

Erdogan prêt à renoncer à l’Union européenne

Critiqué depuis le durcissement du régime qui a suivi la tentative de coup d’Etat en juillet 2016, le président Erdogan a déclaré que la Turquie n’a « pas besoin de l’Union européenne ». La Turquie semble définitivement avoir tourné le dos à son rêve européen, mais l’opposition lance un appel pour ne pas être abandonnée par des partenaires de moins en moins enclins à accepter la nouvelle direction prise par les dirigeants turcs.

La Turquie est un pays divisé en deux. D’un côté, les partisans du président Erdogan et de son régime en proie à un autoritarisme grandissant. De l’autre, une opposition qui dénonce la mise en place d’un système autoritaire et qui espère toujours que son salut viendra de l’Union européenne. Pourtant, il pourrait s’agir là d’un vœu pieu, car Erdogan n’est plus prêt à faire la moindre concession pour satisfaire aux exigences d’une Union dont il se méfie désormais grandement.

Devant une assemblée de gouverneurs, le président turc a fait savoir que son pays n’avait « pas besoin de l’UE ». Il ne fait qu’entériner une situation de blocage qui ne dit pas son nom depuis plusieurs mois. Les discussions pour intégrer la Turquie sont au point mort et les relations avec l’Allemagne, moteur de l’UE, sont exécrables. Angela Merkel s’est même prononcée il y a quelques jours pour une suspension officielle des négociations.

La chose semble être entendue, mais l’opposition turque au président Erdogan ne désespère pas et se rappelle au bon souvenir de l’UE. Lors de la Foire du livre de Francfort, plusieurs écrivains, journalistes et intellectuels ont tenu à souligner qu’ils continuaient le combat malgré les pressions. Une lutte dans laquelle doit se plonger l’Union européenne pour défendre les valeurs qu’elle revendique. La Turquie est bien coupée en deux, mais il est difficile de dire qu’elle partie est la plus grande.

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