François Hollande condamne la Turquie et la Russie

François Hollande condamne la Turquie et la Russie

Désormais en retrait de la vie politique française, l’ex-président de la République, François Hollande, n’en garde pas moins un œil perçant et une parole libre. Dans un entretien accordé au quotidien Le Monde, Hollande affirme que les Occidentaux doivent adopter une attitude beaucoup plus ferme à l’égard de la Turquie et de la Russie afin de faire cesser rapidement les combats sanglants contre les Kurdes en Syrie.

Parfois critique à l’égard de son successeur, François Hollande s’est autorisé une sortie médiatique sur une question aux lourds enjeux internationaux. L’ancien chef de l’Etat a regretté l’attitude passive des Occidentaux alors que leur allié kurde subit les foudres de l’armée turque dans l’enclave syrienne d’Afrine et dans la Goutha orientale. De nombreux rapports assurent que des écoles et hôpitaux sont régulièrement pris pour cible par les troupes turques.

Hollande milite pour la création de zones d’exclusion aérienne et la mise en place de sanctions contre la Turquie et son nouvel allié russe. La Turquie est donc dans le collimateur de l’ancien président, mais c’est la Russie qui a le droit à ses éclairs les plus durs. « On doit parler à Vladimir Poutine […] Mais ce n’est pas une raison pour laisser la Russie avancer ses pions sans réagir. La position de Donald Trump n’est ni claire ni prévisible, c’est donc à la France, à l’Europe, à l’Otan de se mettre en mouvement […] La Russie se réarme depuis plusieurs années, et si elle est menaçante, elle doit être menacée ».

Les propos sont très offensifs et loin des discours diplomatiques qui évitent de mettre le doigt trop violemment sur les points de tensions. Pourtant cette fermeté a rarement été observée lors de son mandat présidentiel. Peut-être juste une question de différence entre la pratique du pouvoir et celle de la parole.

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