Jo Johnson quitte aussi le gouvernement

Jo Johnson quitte aussi le gouvernement

Dans la famille Johnson, le gouvernement britannique perd aujourd’hui le frère Jo. Après Boris Johnson qui a claqué la porte avec fracs de l’exécutif en juillet dernier, c’est au tour de son frère Jo, ministre des Transports de quitter le gouvernement pour cause de désaccord sur le Brexit. Selon le désormais ex-ministre, il est urgent de sortir de négociations néfastes au Royaume-Uni et d’appeler à un second vote populaire. Une position qui le place à l’antithèse de son frère Boris.

Le Brexit n’a pas fini de laisser des traces au Royaume-Uni. Des familles se déchirent et celle des Johnson pourrait devenir la parfaite illustration d’un pays profondément divisé quant à son futur. Jo Johnson a démissionné ce vendredi 9 novembre de la tête du ministère des Transports, car ne pouvant plus appartenir à un gouvernement menant des négociations « délirantes » avec l’Union européenne en vue de sa sortie. Mais contrairement à son frère Boris qui a quitté le gouvernement cet été pour les mêmes raisons, Jo Johnson estime qu’ « étant donné que la réalité du Brexit se révèle beaucoup plus éloignée que ce qui a été promis, la mesure démocratique à prendre est de donner à la population le dernier mot ». 

Un ministre qui, en somme, assure qu’il est essentiel de revenir sur le résultat d’un vote populaire, car l’issue ne lui plaît pas. Une étrange preuve de démocratie qui met à mal les principes mêmes du Royaume-Uni. Désormais en dehors du gouvernement, Jo Johnson rejoint ceux qui jugent que les Britanniques ont voté avec des données erronées des problématiques en tête.

Avec une telle prise de position, la réconciliation politique avec son frère Boris risque d’être extrêmement compliquée. Les deux hommes dénoncent la perte de contrôle du pays au profit d’une Union européenne qui va être quittée. Une fausse souveraineté retrouvée qui s’explique par des règles européennes que devra continuer de suivre le pays sans la moindre possibilité de les amender.

Le gouvernement de Theresa May n’en a pas terminé avec la tempête politique. Les secousses risquent même d’augmenter à mesure que l’on s’approche de la fin des négociations. L’échéance est fixée au 29 mars 2019 et il est encore bien incertain d’avancer qu’un accord pourra être trouvé dans les temps.

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