Indonésie : de la tragédie à l’incompréhension

Indonésie : de la tragédie à l’incompréhension

Le séisme et le tsunami qui ont frappé l’Indonésie le vendredi 28 septembre voient leur bilan provisoire dramatiquement gonfler. Plus de 2 000 personnes ont été déclarées décédées et le bilan définitif risque d’être bien pire. Les dégâts constatés sur le terrain sont immenses, mais les autorités indonésiennes refusent désormais l’aide des ONG étrangères. Un revirement inexplicable alors que des régions entières sont en proie au plus grand chaos.  

Tourisme oui, aide d’urgence non ! C’est la réponse qu’ont formulé les douanes indonésiennes à des associations étrangères venues aider les autorités et habitants de la région de Palu. L’aide étrangère n’est plus la bienvenue et le gouvernement indonésien a même appelé à l’arrêt de toutes les activités des ONG déjà arrivées sur place. Cette décision constitue un choc supplémentaire après le double traumatisme qui a frappé l’Indonésie vendredi dernier.

Un séisme d’une magnitude de 7,5 sur l’échelle de de Richter et le tsunami qui a suivi ont causé la mort de plus de 2 000 personnes selon le dernier bilan provisoire. Un bilan macabre revu sans cesse à la hausse alors qu’il n’était que de quelques dizaines de personnes selon les premiers comptages officiels. Plus de 10 000 blessés ont été recensés, 70 000 personnes ont été évacuées et le nombre de morts pourrait augmenter sensiblement au cours des prochains jours.

La petite ville de Palu est la plus touchée et l’on déplore de nombreux blessés dont les blessures se sont infectées à cause d’une prise en charge trop lente. De longs mois seront nécessaires pour espérer un retour à la normale. La fermeté des autorités indonésiennes à l’endroit des ONG étrangères interroge. La situation est toujours aussi dramatique, mais l’aide n’est plus acceptée et les sauveteurs sont invités à regagner leur pays d’origine.

Le Gouvernement aura des comptes à rendre non pas sur une double catastrophe naturelle dont il n’est pas responsable, mais sur sa gestion de la crise qui prend des accents déplorables.

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